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La lettre d'information de la Faculté de Théologie Protestante de Strasbourg     janvier 2020

Contacts

Faculté de Théologie Protestante

9 place de l'Université
BP 90020
67084 Strasbourg Cedex
Tél. : 03 68 85 68 35
Courriel : scoltp@unistra.fr

La Faculté de théologie de Strasbourg souhaite une très bonne année à tous ses lecteurs

 

 

Au sommaire

Colloques: "Le doute", "La théologie verte" et "Vivre en Christ". Retour d'Israël-Palestine. Echange avec la Faculté orthodoxe de Iaşi en Roumanie. Un Volontaire du Service civique à la Faculté. Du nouveau au secrétariat et sur la Plateforme Moodle. L'Heure du livre. Un nouveau langage visuel pour l'Unistra. Tout sur les Conventions (1). L'Amicale des étudiants à Saint-Paul. Un accompagnement renforcé des étudiants. Un enseignant de la Faculté à l'IESR. Les 100 ans de la RHPR. Nouvelles parutions : Oscar Cullmann. Le Théolexikon. La Nouvelle Bible en Français courant. Colères et indignations.

 

 

Colloques: "Le doute", "La théologie verte" et "Vivre en Christ"

Trois colloques importants, l'un passé et deux autres à venir, ont été et sont organisés par des enseignants-chercheurs de la Faculté... L'un sur le doute, les autres sur la théologie verte et le thème "Vivre en Christ"

Le doute

Les 14 et 15 novembre 2019 s’est tenu, dans les locaux de la paroisse Saint-Paul de Strasbourg, un colloque international organisé par le GRESOPP (Groupe de recherches et d’études en Sociologie, Philosophie et Psychologie de la religion), l’une des équipes thématiques de l’EA 4378 (Théologie protestante). Intitulé « Le doute en question(s). Itinéraires et effets », il a réuni 11 intervenants (de Strasbourg, de Lausanne, de Fribourg… et de Taizé). Ce fut une première : jamais encore une manifestation scientifique abritée par l’université française n’avait été intégralement consacrée à cette réalité complexe et polymorphe qu’est le doute religieux. Les communications, s’inscrivant dans des perspectives diverses (théologie, philosophie, psychologie de la religion, sociologie…), ont été regroupées sous trois chefs principaux : 1) comment le doute se raconte, 2) comment le doute se vit, 3) comment le doute se pense. Parmi les temps forts de ce colloque : la conférence publique prononcée, devant quelque 70 personnes, par frère Alois, prieur de la Communauté de Taizé.

Marc Vial

La nouvelle théologie verte 


Ce colloque international se tiendra les 6 et 7 février 2020 à Strasbourg.


La COP21, à Paris, en 2015, fut l’occasion pour de nombreux groupes et institutions de faire entendre leur voix dans le concert des appels à prendre conscience de l’urgence climatique. Les Églises faisaient partie de ce concert tout en ayant la particularité, à cette occasion, de porter une nouvelle pièce au débat, celle de l’encyclique Laudato Si du Pape François. Elles poursuivent leur soutien à la cause climatique dans les nombreuses villes où ont lieu les grèves et marches pour le climat, car les Églises ont, dès la dernière moitié du XXe siècle, peu à peu adapté leurs théologies pour intégrer la sauvegarde de la création. Ce colloque aimerait discuter l’émergence du souci de la création, principalement autour de plusieurs axes : tout d’abord, le contexte historique et philosophique dans lequel ces changements interviennent, puis celui des débats internes, théologiques ou institutionnels aux différentes Églises. Ce colloque entend aussi présenter des contributions théologiques allant des pionniers aux théologies les plus actuelles dans la prise en compte environnementale et sauvegarde de la création par les Églises.

Ce colloque est organisé par Christophe Monnot et Frédéric Rognon,  avec le soutien de l'Équipe d'accueil "Théologie protestante" EA 4378 et l'UEPAL.
Notez la Conférence: « Changer notre regard pour réenchanter notre relation à la terre » de Michel Maxime Egger, le jeudi 6 février de 18h45 - 20h (Salle Pasteur, Palais Universitaire).
Sociologue et écothéologien, Michel Maxime Egger est auteur de plusieurs essais sur l’écospiritualité et l’écopsychologie. Il est responsable du Laboratoire
de la transition intérieure » à l’ONG suisse Pain pour le prochain. Il co-dirige la collection « Fondations écologiques » aux éditions Labor & Fides et anime le réseau www.trilogies.org

Voici les lieux du colloque : jeudi matin, Amphi Beretz, Nouveau Patio, 20A Rue René Descartes,
Jeudi après-midi et vendredi, Palais Universitaire, salle Pasteur, 9, place de l’université, 67000 Strasbourg.
Christophe Monnot.


Vivre en Christ

Notons encore: les 20 et 24 mai 2020, se tiendra le IXe Colloque oecuménique international de spiritualité et de théologie protestante sur le thème "Vivre en Christ. Sources et enjeux", organisé par les Facultés de théologie protestante de Lausanne, Genève, Strasbourg, l'Institut protestant de théologie (Paris-Montpellier) et la Facolta valdese di teologia (Rome), à Bose (Italie)


 


 

 

 

Retour d'Israël-Palestine

Un voyage d’études en Israël-Palestine

Monastère Saint-Georges, dans le désert de Juda (photo: Daniel Gerber)

 

Un voyage d’études en Israël-Palestine, co-organisé par la Faculté et par l’Amicale des étudiants, a eu lieu du 31 octobre au 11 novembre 2019. Notre groupe comptait 34 personnes : 26 étudiants en présence ou en EAD, 2 conjoints, 5 enseignants (Régine Hunziker-Rodewald, Daniel Gerber, Karsten Lehmkühler, Christophe Monnot et Eran Shuali), ainsi qu’une représentante de l’UEPAL (Bettina Schaller). Ce voyage a bénéficié de subventions de la part de la Faculté, de l’Amicale, de la Société des amis de la Faculté, de l’UEPAL, et de la paroisse du Temple Neuf.

 

  L’esplanade des mosquées sur le Mont du Temple

(Photo : Timothée Beroud)

 

Le programme fut chargé ! Il comportait notamment des visites de trois types.

1. Nous avons visité des sites archéologiques liés à l’Ancien et au Nouveau Testaments. Ainsi, nous avons marché dans le tunnel d’Ézéchias creusé au VIII siècle avant notre ère afin de conduire de l’eau depuis la source du Gihon dans les remparts de Jérusalem. Des archéologues des universités de Tel Aviv et de Haifa nous ont fait visiter les vestiges des villes anciennes de Beth Shéan, Mégido et Samarie, mentionnées dans l’Ancien Testament. À Samarie, notre guide, Norma Franklin, nous a même montré ce qu’elle pense être le tombeau du roi d’Israël Omri ! Michael Langlois nous a fait visiter le site de Qumrân. Nous sommes allés aussi à Sepphoris et Césarée maritime, de grandes cités de l’époque romaine, ainsi qu’aux vestiges du petit village de Capernaüm au bord du lac de Tibériade.

Les explications d'Ido Koch à Mégido (Photo : Daniel Gerber)

2. Nous avons visité un certain nombre de lieux de culte juifs, chrétiens et musulmans. À Jérusalem, nous sommes allés au Mur de Lamentations, au Saint Sépulcre, à l’église Sainte-Anne (sur le lieu supposé de la maison de Marie), aux mosquées du Dôme du Rocher et d’Al-Aqsa sur le mont du Temple. Nous avons visité la Basilique de la Nativité à Bethléem, la Basilique de l’Annonciation à Nazareth, Qasr al-Yahud (un lieu supposé du baptême de Jésus au bord du Jourdain), le caveau des patriarches à Hébron – un édifice hérodien divisé de nos jours en une mosquée et une synagogue. Nous sommes aussi allés au mont Garizim, le lieu sacré de la religion samaritaine.

Le Dôme du Rocher (Photo: Daniel Gerber)

3. Nous avons vu des éléments de la réalité contemporaine du pays. Nous nous sommes promenés dans Méa Shéarim, un quartier ultra-orthodoxe de Jérusalem. Un spécialiste du conflit israélo-palestinien, Eran Tzidkiyahu, nous a fait visiter les quartiers périphériques de Jérusalem soulignant notamment la politique de construction de colonies. Nous avons visité la ville de Hébron avec trois bénévoles du Ecumenical Accompaniment Programme in Palestine and Israel (EAPPI) ; la situation extrêmement tendue dans cette ville nous a particulièrement impressionnés.

Un repas à l'auberge Turquoise à Naplouse (Photo: Daniel Gerber)

De plus, nous avons fait plusieurs rencontres. Nous avons été reçus par Munib Younan, l’ancien évêque luthérien de Jérusalem, qui a eu un message d’œcuménisme et de paix. Nous avons eu des entretiens avec la pasteure de la paroisse luthérienne anglophone de Jérusalem après un culte, avec un membre de la communauté catholique arménienne de Jérusalem, avec une ancienne étudiante de la Faculté de Théologie protestante de Genève qui vit à Nazareth depuis 20 ans, avec un prêtre samaritain, avec deux frères palestiniens qui, après des périodes d’emprisonnement en Israël, ont maintenant un projet pour le renouveau du centre-ville de Naplouse.

 

Le mur de séparation entre les quartiers sud de Jérusalem et Bethléem (photo : Daniel Gerber)

Ce n’est pas tout ! Nous avons aussi tamisé de la terre provenant de fouilles sur le Mont du Temple (The Sifting Project) et y avons trouvé de petits objets. Nous avons fait une petite célébration sur les gradins du théâtre romain de Césarée maritime. Nous nous sommes baignés dans la mer Morte. Nous avons consommé de grandes quantités de houmous. Nous étions jusqu’à 17 dans un seul dortoir…

Eran Shuali

 

Echanges avec la Faculté orthodoxe de Iaşi


La ville de iasi (Photo : B. Föllmi)

Deux enseignants de notre faculté de Théologie protestante, Beat Föllmi et Régine Hunziker-Rodewald, ont passé un court séjour (du 18 et 22 novembre) à l’Université Alexandru Ioan Cuza de Iaşi pour y donner des cours à des étudiants en théologie orthodoxe et en arts visuels.

Iaşi est une ville de plus de 400.000 habitants, située à 400 km au nord de la capitale Bucarest. Elle est le chef-lieu de la région historique de la Moldavie (à ne pas confondre avec l’actuelle République moldave). Cet important centre culturel et intellectuel abrite, entre autres, l’Université Alexandru Ioan Cuza, la première du pays, fondée en 1860 par le prince Cuza, le premier souverain de la Roumanie unifiée.

 

Iasi (Photo : B. Föllmi)

La Faculté de théologie protestante de Strasbourg a signé en 2014 un accord Erasmus+ avec la Faculté de théologie orthodoxe de Iaşi, ce qui permet le financement complet des périodes de mobilité Erasmus avec le soutien de la Commission européenne, pour ce qui concerne  enseignants et étudiants.

La Faculté de théologie orthodoxe de Iaşi compte environ 1000 étudiants ainsi qu’une trentaine d’enseignants. Mise à part la formation classique de théologie pastorale (donnant accès à la prêtrise), elle offre également des cursus de didactique (pour l’enseignement religieux dans les écoles), de théologie sociale (pour les acteurs d’assistance sociale) et d’art sacré (par exemple pour la restauration des œuvres d’art ecclésiastique et du patrimoine culturel).

Le doyen de la Faculté, le professeur Ion Vicovan, spécialiste de l’histoire moderne de l’Église orthodoxe, le responsable des relations internationales, le docteur Dan Sandu, et le docteur Catalin Vatamanu (Ancien Testament), nous ont offert un accueil exceptionnellement chaleureux. La plupart des collègues roumains parlent couramment le français et surtout l’anglais, certains même l’allemand ou l’italien.

 

Le baptistère de Iasi (Photo : B. Föllmi)

Les échanges avec les collègues roumains ont été très fructueux. Beat Föllmi  a fait une présentation de la musique sacrée protestante et donné un cours sur les thèmes religieux dans la musique pop ; Regine Hunziker-Rodewald a assuré un cours sur la question des idoles dans la Bible hébraïque, sur l'importance d'entendre et d'être entendu pour la connaissance et l'expérience de Dieu. L’enseignement se fit exclusivement en anglais (Ancien Testament) ou en français traduit simultanément en roumain (Musicologie).

Le curriculum de Iaşi n'inclut pas (encore) l'hébreu biblique. Les étudiants, cependant, demandent des cours d’hébreu ! Catalin les offre maintenant hors cursus et Régine Hunziker-Rodewald le soutiendra via skype. Bientôt un élevage de papagaïs (NDLR: nom d'une méthode exégétique chère à Regine Hunziker-Rodewald) aussi à Iaşi ?

 

Un cours d'hébreu (Photo: R. Hunziker-Rodewald)

 

En marge de ce programme d’enseignement dense, le père Adrian Dinu nous a fait visiter la ville, le monastère Cetatuia (la Citadelle de Iaşi) et ses caves ou le moine Stephan nous a offert du vin savoureux, mais surtout nous avons été invités à assister à la liturgie orthodoxe le jour du 21 novembre, fête de la présentation de la Vierge au Temple. Nous avons ainsi vécu l’hospitalité des paroissiens qui, après l’office, nous ont offert quantité de fruits, gâteaux et d’autres friandises préparés pour l’occasion.

Régine Hunziker-Rodewald et Beat Föllmi

Un Volontaire en Service civique à la Faculté

Le Service civique permet de s’engager, pour une période de 6 à 12 mois, dans une mission en faveur de la collectivité. Il vise la transmission du sens des valeurs républicaines et le renforcement du lien social. C’est, pour un jeune Volontaire, une opportunité de développer ou d’acquérir de nouvelles compétences, car toute mission de Service Civique est accompagnée d'un tutorat individualisé et d’un accompagnement pour mieux définir un projet d’avenir. Le lecteur pourra lire la Charte du Service civique ci-dessous.

Kévin s'est engagé comme Volontaire au sein de la Faculté et nous explique et son choix d'insertion et ses attentes.

La Newsletter: Kévin Bonirmeux, pouvez-vous nous dire quelques mots sur vous?

K. B. : Ancien étudiant en Histoire et en Histoire de l’art à l’Université de Strasbourg, j’ai décidé d’entreprendre un service civique pour rendre service à la communauté, mais aussi pour acquérir une expérience qui, je le pense, me sera très profitable pour mon avenir professionnel. C’est avec plaisir que j’ai découvert qu’un Service civique était proposé au sein du Palais Universitaire à la Faculté de théologie protestante; c’est un lieu que je fréquente depuis six ans et auquel je suis fortement attaché. J’ai débuté mon service civique le 18 novembre 2019 et il s’effectuera jusqu’au 17 juin 2020, et c’est avec un grand enthousiasme que j’accomplis mes différentes missions.

La Newsletter: Quelles seront vos missions?

K. B. : Au cours des mois, je vais participer à l’amélioration de l’accueil des étudiants, notamment lors des portes ouvertes de l’Université, ou bien lors des Journées des Universités. Je vais également tenter, par mon expérience dans le monde étudiant, de comprendre les attentes des étudiants en matière d’accueil, leurs besoins ou encore leur satisfaction, leurs ressentis, ou encore leurs impressions concernant la Faculté. Tout ceci sera effectué par le biais de sondages, d’enquêtes ou de questionnaires à destination des étudiants, dans lesquels ils pourront faire part de leurs remarques ou leurs souhaits, et ce dans le but d’améliorer les différents services et outils (site internet de la Faculté, page Facebook, etc.) proposés aux étudiants.

Il me tarde d’effectuer ces différentes missions pour aider, à mon niveau, la faculté dans son aspiration à s’inscrire dans la Charte Marianne mais aussi dans son désir d’accompagner les étudiants pour la réussite de leurs études.

La Charte du Service civique

La Charte des valeurs du Service Civique a été rédigée à l'issue d'un atelier de travail d'un groupe d'une trentaine de jeunes volontaires en Service Civique en février 2011. Afin d'obtenir une large adhésion autour de ces valeurs, cette charte a été soumise en juin 2011 via une vaste consultation en ligne à l'ensemble des volontaires en Service Civique.

Le texte ci-dessous est la synthèse de cette consultation élargie.

1. Diversité et mixité

Je m’engage à ouvrir mon esprit, à remettre en question mes a priori et mes jugements en m’impliquant dans des échanges interculturels, intergénérationnels, intersociaux, laïques et interreligieux, afin de participer au renforcement de la cohésion sociale là où j’interviens.

2. Solidarité – Équité – Lien social

Par ma détermination et mon investissement, je cherche à développer le lien social en m’imprégnant des réalités qui m’entourent et en étant acteur d’un projet solidaire, dans le but de lutter contre les inégalités et l’isolement, quels que soient les publics et l’action entreprise.

3. Évolution – Tremplin

J’ai la volonté d’apporter du changement, de la force et de l’espoir, autant pour les autres que pour moi-même, comme un tremplin pour nos parcours futurs et une opportunité pour la vie locale.

4. Épanouissement – Enrichissement

Mon investissement dans des actions participe à mon épanouissement personnel et à mon enrichisse- ment, ainsi que celui des personnes touchées, tant sur le plan personnel que professionnel ou citoyen

5. Respect – Écoute – Partage

Je crois aux vertus du respect, de l’écoute et de l’échange. Par la diversité des situations et des personnes rencontrées, j’apprends à la fois à partager mon savoir avec tous et à connaître de chacun. Je porte ces valeurs au quotidien avec énergie et conviction

6. Volonté – Initiative

Je suis le premier acteur du Service Civique : je m’approprie ma mission en prenant des initiatives et je conçois cette étape de ma vie comme une période de réflexion et de construction d’un projet personnel. Mon engagement s’incarne dans des actions portées par des valeurs humanistes

7. Mémoire – Valorisation

En tant que volontaire, j’apporte une valeur ajoutée au projet dans lequel je suis impliqué. En retour la structure d’accueil valorise ma contribution au projet collectif pendant toute la durée ma mission. À l’issue du Service Civique, je chercherai à inscrire dans mon parcours futur les compétences acquises pendant ma mission.

8. Universalité – Citoyenneté – Fierté

En tant que citoyen acteur, je suis fier et conscient de saisir l’opportunité que me donne la société d’agir en faveur de son évolution et plus largement de l’intérêt général. Les valeurs fondamentales auxquelles j’adhère appartiennent à tout le monde et ne sont la propriété d’aucun pouvoir spécifique.

9. Visibilité – Autodétermination

Je participe activement au lien entre volontaires, au partage et à la transmission des expériences et connaissances acquises collectivement. Je m’implique en faveur de la visibilité de mon statut et à la dynamique qui le protège, dans le but de défendre les valeurs du Service civique.

10. Réciprocité – Soutien mutuel – Sens

Dans le cadre de ma mission, j’exerce les différentes activités en considérant l’intérêt commun avec la structure qui m’accueille. Mon engagement volontaire doit laisser une trace et me permettre d’évoluer ensuite auprès des autres.

11. Engagement – Confiance

J’ai conscience de la confiance que l’on m’accorde en tant que jeune volontaire en Service Civique. J’y accorde de l’importance en allant au bout de mes engagements, et en concrétisant au mieux les valeurs de cette charte.

Charte des valeurs

"Les valeurs inscrites dans la Charte  permettent de me réapproprier les trois valeurs fondamentales républicaines "liberté, égalité, fraternité" et contribuent à leur effectivité en leur donnant du sens."


 

 

Du nouveau au secrétariat et sur la Plateforme Moodle

Laura Waldvogel a rejoint l'équipe du secrétariat au service de l'Equipe d'accueil en théologie protestante et de l'Equipe d'accueil en théologie catholique et sciences religieuses... 

 La Newsletter : Laura, pouvez-vous nous dire quelle est votre mission au sein du secrétariat?

L. W. : J’ai pris mon poste de gestionnaire financière des EA 4377 et 4378 en janvier 2019. J’effectue dans ce cadre plusieurs missions qui comprennent l’édition d’ordres de mission, le suivi d’achats d’ouvrages, l’organisation logistique des soutenances de thèse ou encore d’événements organisés par ces deux EA : j’assiste donc Mme Carbiener pour ce qui concerne les activités de l’EA4378"

La Newsletter : Mais vous avez une 'seconde vie', croit-on savoir...

L. W. : Oui, en parallèle de cela, j’effectue une thèse en archéologie préhistorique (au sein de l'UMR 7044), que j’ai débutée il y a un an et demi sous la direction de Christian Jeunesse, professeur émérite de l’Université de Strasbourg. Cette thèse traite des pratiques funéraires en plaine d’Alsace du néolithique ancien au néolithique récent, soit entre environ 5 300 à 3 400 ans avant notre ère. Elle a vocation à montrer les évolutions relevées dans les pratiques funéraires de ces sociétés et de proposer une interprétation sociologique des communautés de la région à travers l’examen systématique de leurs inhumations. Ce travail a pour objectif de mettre en évidence, entre autres, les modalités de détention du pouvoir et leurs évolutions : celui-ci peut par exemple être détenu par un clan, ce qui se traduit par la présence de tombes riches de femmes et d’enfants (transmission héréditaire). Mes recherches intègrent ainsi une dimension ethnologique, puisque ce domaine offre des pistes de réflexion permettant une meilleure compréhension des sociétés préhistoriques, caractérisées par l’absence d’écrits. Dans ce cadre, j'ai eu l'opportunité de partir en mission ethnologique à Sumba (Indonésie), conduite par Christian Jeunesse et Anthony Denaire (Université de Dijon).

 Du nouveau sur Moodle

La Plateforme Moodle qui permet l'accès aux cours de la Faculté pour les étudiants à distance a été gérée, avec beaucoup de compétence, pendant plusieurs années par Thierry Legrand; celui-ci a souhaité "prendre sa retraite de Moodle" et depuis la rentrée universitaire c'est Antoine Beauvy, gestionnaire de la scolarité au secrétariat, qui lui a succédé pour le formatage des cours et la gestion de la Plateforme.

 

L'heure du livre à la Bibliothèque des Facultés de théologie

 

La première Heure du Livre de la rentrée 2019 a eu lieu en octobre à la Bibliothèque des Facultés de théologie. René Heyer, professeur émérite d'éthique et de théologie morale et doyen honoraire de la Faculté de théologie catholique de l'université de Strasbourg, est venu présenter son livre La Bible des animaux, paru en 2019 aux Editions du Signe. Sa conférence a rencontré un franc succès auprès du public, tout comme les interludes musicaux (des sonates pour flûtes de Giuseppe Sammartini) interprétés par Eva Lefèvre, Guillaume Klauser et Beat Föllmi. Florence Fleck, bibliothécaire, nous en dit un peu plus, dans cet entretien avec René Heyer

F. F. - Comment est née l'idée de cet ouvrage ?

R. H. Je cherchais des fables dans la Bible. Or, des fables animalières, je n’en ai quasiment pas trouvé (mais des fables végétales, si : une douzaine). J’ai cependant continué le repérage des animaux, très présents dans les deux Testaments avec des fonctions fortement variables, directes comme symboliques.

F. F. - Pouvez-vous nous décrire votre méthode de réécriture ?

R. H. La méthode de base a été de rassembler les passages où une même espèce d’animal apparaît, parfois avec un rôle et des symboles différents. Exemple : le serpent tentateur de la Genèse devient guérisseur avec Moïse (le serpent d’airain) et franchement salvifique, quand le spectacle du Christ en croix est rapproché de ce serpent d’airain. Le thème central dans l’ouvrage est celui du sacrifice rituel des animaux, mis en rapport avec les moments successifs de l’alliance proposée par Dieu au peuple de la Bible. S’y ajoutent des thèmes économique (les troupeaux) et politique (les chameaux, les animaux-rois), éthique…

F. F. - Les différents chapitres ont parfois des tonalités très différentes, poétique, politique, ironique, qu'est-ce qui a influencé cela ?

R. H. Les animaux ont ceci d’intéressant pour l’écriture qu’ils font figure de personnages. Cela permet de leur mettre des masques humains, religieux, érotiques…, non sans rappeler qu’ils ont leurs propres mondes où ils évoluent avec une incroyable vitalité et que cela mérite de notre part attention et respect.

F. F. - Vous avez-vous même illustré votre livre, comment voyez-vous le lien entre dessin et écriture ?

R. H. J’avais commencé par illustrer les textes (ou plutôt les thèmes qui figurent en tête de chapitre) en copiant des images religieuses : vision d’Abraham, lion de s. Marc, etc... mais leur addition manquait singulièrement de cohérence. C’est au moment où j’ai peint un pelage d’animal qu’une autre piste s’est présentée, qui m’a permis de laisser son autonomie à l’image, en sorte qu’elle a pu suggérer des textes aussi bien que l’inverse. Dans tous les cas, le dessin a été contemporain de l’écriture. Il vise un repos dans la lecture, mais aussi à désenclaver les images mentales que les mots fomentent inconsciemment.

 

 

Un nouveau langage visuel pour l'Unistra

Présenter l’Université de Strasbourg comme une communauté sans pour autant gommer les identités et les singularités des entités qui la composent, tel est le défi brillamment relevé par une recherche-action en design pilotée par la Faculté des arts de l’Université de Strasbourg.

Ce projet, nommé « Identités Complexes », a bénéficié du concours de Ruedi Baur, designer de renommée internationale. Ses résultats ont été récompensés par le Grand prix de la communication Cap’Com de la communication publique 2017 et le premier prix de la communication corporate 2018 de l’Association des responsables de communication de l’enseignement supérieur.

Ce nouveau langage visuel se décline progressivement au sein de l’Université. Science Po a déjà développé sa propre version de ce langage. La seconde faculté n’est autre que la Faculté de théologie protestante. Elle bénéficie pour cela de l’aide d’un graphiste professionnel, du service de communication de l’Université... et de sa propre commission communication. Les résultats de ce projet seront soumis aux instances de la Faculté. Vous en verrez prochainement les résultats !

Rémi Gounelle

 

 

 

Tout sur les Conventions (1)

  

Depuis plusieurs années, la Faculté de théologie protestante de Strasbourg a noué des partenariats singuliers avec trois facultés de théologie protestante sous forme de convention : l’Institut protestant de théologie (Faculté de Paris), la Faculté de théologie protestante de Bruxelles et la Faculté adventiste de théologie de Collonges-sous-Salève. Nous vous présenterons les deux premières conventions, dont le renouvellement ou l’extension est en cours d’étude, dans notre prochaine Newsletter. Quant à la convention avec la Faculté adventiste de théologie de Colonges-sous-Salève, elle a pris un nouvel essor à la rentrée 2019.

Depuis 1983 en effet, la Faculté de Théologie protestante de l’Université de Strasbourg et la Faculté adventiste de théologie de Collonges-sous-Salève sont liées par une convention visant à développer la coopération entre les deux établissements et à permettre aux futurs ministres des Églises adventistes qui en ont le désir et la capacité d’obtenir une Licence reconnue par l’État. Les étudiants adventistes qui souhaitent entrer en partenariat avec la Faculté de théologie protestante de Strasbourg peuvent le faire au niveau de la Troisième année de licence. En collaboration étroite avec le doyen actuel de la Faculté adventiste, Gabriel Monet, très impliqué dans ce partenariat, la Faculté de Strasbourg reçoit depuis cette année les candidatures des étudiants par le biais d’un examen d’entrée. Il s’agit d’un Grand Oral sur un programme de lectures proche de celui proposé aux étudiants strasbourgeois pour leur Grand Oral de fin de licence. Deux enseignants, l’un de Collonges-sous-Salève, l’autre de Strasbourg, interrogent ainsi la petite dizaine de candidats, qui se présentent chaque année, sur ces lectures, représentant plusieurs centaines de pages dans les quatre champs disciplinaires de la théologie, au tout début septembre. A l’issue de cet Oral d’admission et s’il est réussi, les étudiants adventistes préparent leur mémoire de licence en co-direction avec un enseignant de la Faculté adventiste et un enseignant de la Faculté de Strasbourg. Ils doivent en outre préparer deux cours par semestre, au cours de cette Troisième année de licence, et les valider. Ce partenariat a permis de tisser des liens étroits d'amitié, mais aussi de nourrir la réflexion théologique de part et d'autre, permettant une ouverture d'esprit à la culture à la fois proche et lointaine des deux institutions.

L'Amicale des étudiants à Saint-Paul

 

C’est en septembre 2016 que l’Aumônerie Universitaire Protestante (AUP) a adopté le projet de Paroisse Universitaire, en collaboration étroite avec la paroisse réformée Saint-Paul à Strasbourg, à deux pas du Palais Universitaire Ce projet avait été mûri pendant plusieurs mois auparavant dans le cadre d’une grande concertation.

L’AUP possède désormais un lieu d’attache supplémentaire à l’église Saint-Paul. Il vient compléter ces autres lieux que sont les foyers d’étudiants (le Stift, le foyer Jean Sturm, le Sept/Saint Guillaume), où l’AUP est en charge de l’organisation de la vie communautaire, et naturellement les locaux historiques de l’association, au 7 avenue de la Forêt-Noire, à proximité du Palais Universitaire. Il faudrait encore ajouter : l’ensemble du campus, dans sa volonté de se tourner vers les étudiants strasbourgeois.

Ces différents lieux, pour devenir lieux de vie et de témoignage, demandent des forces vives. Avec l’arrivée de la pasteure Marie-Claire Gaudelet à Saint-Paul, puis du pasteur Julien Nathanaël Petit à l’AUP, une nouvelle collaboration pastorale a permis le lancement concret du nouveau projet.

La paroisse universitaire vit aujourd’hui à travers différentes dynamiques et rencontres : les Cult’U mensuels, qui rassemblent plusieurs générations autour d’une riche prédication, et d’un repas fraternel ; des groupes de partage biblique entre étudiants et jeunes adultes ; la participation à l’ouverture de l’église Saint Paul aux visiteurs, qui devrait prendre la forme d’ici 2021 d’un café associatif. Sans oublier toutes les rencontres vécues dans les foyers du Chapitre St Thomas, qui s’inscrivent dans la même démarche d’accompagnement et d’évangélisation.

Les défis ne manquent donc pas pour l’AUP, qui souhaite dans son projet impliquer activement les étudiants et autres acteurs de l’université, et garder son élan d’ouverture sur la ville.

Julien Nathaël Petit

Pour rejoindre l'Amicale des étudiants en Théologie protestante: Timothée Béroud, timothee.beroud@gmail.com  ou l'aumônier Julien Nathanaël Petit jn.petit@aup-strasbourg.fr

 

 

 

Un accompagnement renforcé des étudiants

L’arrêté du 30 juillet 2018 sur la licence prévoyait déjà une direction des études à travers l’établissement de contrats pédagogiques et un accompagnement personnalisé. L'Unistra a souhaité renforcer cet accompagnement personnalisé des étudiants par le biais d'enseignants-référents. Chaque enseignant de la Faculté a désormais pour mission d'accompagner une dizaine d'étudiants. Un Document de cadrage de cette mission, qui se mettra en place progressivement, a été soumis aux Conseils de la Faculté. Il s'agit d'être pour l'étudiant un contact privilégié auquel l'on peut exprimer ses difficultés, poser des questions sur son orientation, obtenir des conseils. Sans se substituer à l'étudiant dans la poursuite de son cursus, l'enseignant-référent aide celui-ci à affronter les obstacles, à s'insérer dans l'Université. Il lui prodigue des conseils pédagogiques, s'assure du bon déroulement de son parcours, l'accompagne dans sa professionnalisation, et ceci au cours d'entretiens réguliers, que l'étudiant soit en présentiel ou à distance. Une charte fixe les modalités de cet accompagnement qui doit viser l'autonomie de l'étudiant et sa réussite.

ANR

Un enseignant à l'IESR

 

Thierry Legrand est entré récemment au Conseil de direction de l'Institut européen en sciences des religions (IESR). Nous l’en félicitons ! Créé en 2002 par arrêté ministériel, l’Institut Européen en Sciences des Religions (IESR) s’est donné pour mission de « participer à la mise en œuvre de l’enseignement des faits religieux à l’école, notamment à travers l’organisation de stages de formation pour les personnels de l’Éducation nationale ». Ainsi, à travers plusieurs groupes de travail, cet institut analyse la mise en place et l’organisation de l’enseignement des faits religieux en France et en Europe, ainsi que les pratiques de la laïcité dans les différentes fonctions publiques (sources: site IESR).

En lien avec les recherches scientifiques menées dans le cadre de l’École Pratique des Hautes Études (EPHE), l’IESR a pour mission de diffuser et de valoriser auprès de différents publics l’état du savoir en sciences des religions et la réflexion sur la laïcité. Un des outils remarquables mis en place dans ce cadre est le site Web de l’IESR:

http://www.iesr.ephe.sorbonne.fr/

Ce site est une véritable mine d’informations ! Il offre de nombreuses pages utiles pour tous ceux qui souhaitent s’informer sur l’enseignement du fait religieux : formations proposées, fiches pédagogiques dans le domaine des religions, comptes-rendus d’ouvrages, ressources internet, etc.

L'IESR anime également « un réseau de correspondants européens qui constitue un observatoire de l’évolution des pratiques et de la législation concernant les faits religieux et leur place dans le monde scolaire. » Depuis peu, un enseignant en histoire des religions de la Faculté de théologie protestante est impliqué dans cette démarche de formation et d’information utile à tous ceux qui souhaitent accéder à une réflexion sérieuse sur le fait religieux.

 

Les 100 ans de la RHPR

L’année 2020 constituera le 100e anniversaire de la création, par la Faculté de Théologie protestante de Strasbourg, de la Revue d’Histoire et de Philosophie religieuses (RHPR) et la 100e année de sa parution. 

   À l’occasion de cet anniversaire, la RHPR a souhaité se pencher sur son passé. Elle a demandé à des professeurs de la Faculté de Théologie protestante, ainsi qu’à des savants français ou étrangers, d’étudier soit des auteurs qui ont publié dans ses colonnes soit des thèmes que la RHPR avait traités. Les articles liés à la commémoration seront publiés pour la plus grande part dans le n° 2020/1, mais d’autres numéros de l’année 2020 accueilleront également des contributions liées au centenaire de la RHPR

    Ces articles seront présentés lors d’un colloque organisé par le bureau de la RHPR et qui se tiendra à Strasbourg les 2 et 3 avril 2020.

    Il est à noter que cet anniversaire coïncidera avec le 90e anniversaire de Marc Philonenko, Directeur honoraire de la RHPR


Matthieu Arnold, Directeur de la
RHPR

Nouvelles parutions

 

 

Matthieu Arnold, Oscar Cullmann. Un docteur de l’Église, Lyon, Olivétan (« Figures protestantes »), 2019, 144 pages, ISBN 978-2-35479-447-7, € 15.

Oscar Cullmann (1902-1999) a enseigné le Nouveau Testament et l’histoire de l’Église ancienne à la Faculté de Théologie protestante de Strasbourg de 1930 à 1938 et de 1945 à 1948. Jusqu’en 1938, il fut secrétaire de rédaction de la Revue d’Histoire et de Philosophie religieuses.

S’il convient de mettre en exergue les liens d’Oscar Cullmann avec la Faculté de Théologie protestante de Strasbourg, il faut souligner aussi que son audience a largement dépassé sa région natale. Avec un autre Alsacien, Albert Schweitzer, il a été l’un des théologiens protestants français les plus marquants du XXe siècle et, après la Seconde Guerre mondiale, son influence a dépassé dans son pays natal celle de Karl Barth, dont il était depuis 1938 le collègue à Bâle et qui le qualifiait d’ « ami de trois papes ». Il a écrit en français et en allemand, et il a été traduit en anglais et en de nombreuses autres langues ; ses écrits ont été lus tant par les catholiques et les orthodoxes que par les protestants.

Nous présentons successivement :

1) la vie de Cullmann, vouée à l’interprétation du Nouveau Testament, qu’il a professée à Strasbourg, à Bâle et à Paris ;

2) son exégèse, qui, établissant le rôle central de Jésus-Christ dans l’histoire du salut, s’oppose à la démythologisation de Rudolf Bultmann et à son eschatologie de la décision présente ;

3) ses écrits destinés à un large public et qui, fondés sur le Nouveau Testament, traitent de la vie spirituelle du chrétien (ainsi, le baptême, la prière et la résurrection) et de l’éthique (le combat contre les totalitarismes, la mise en garde contre une alliance entre les chrétiens et les révolutionnaires violents) ;

4) ses conceptions (l’« unité par la diversité ») et son action au service d’une unité des croyants qui ne soit pas pure uniformité.

Notre ouvrage se fonde sur les principales publications d’Oscar Cullmann mais aussi sur plusieurs documents inédits. Il s’attache à replacer dans leur contexte historique et théologique chacun des grands thèmes de la pensée de Cullmann mentionnés plus haut et à en étudier la réception. Une conclusion développée en fait ressortir l’actualité.

 

Matthieu Arnold

Un outil linguistique pour les étudiants: le THEOLEXICON

A trilingual wordbook for reading religious and theological texts

Tous ceux qui ont cherché à lire ou à traduire des textes théologiques rédigés dans une langue étrangère ont rencontré des difficultés pour cerner au mieux une expression, un ou un syntagme. Pour limiter ces difficultés, une équipe d’enseignants de la Faculté de théologie protestante (Th. Legrand, R. Hunziker, M. Wieger, B. Föllmi) a réalisé un outil Web qui tente de fournir aux lecteurs la juste expression et le sens de mots techniques en les replaçant dans le contexte d’une expression connue ou d'une citation.

Le THEOLEXICON comporte 1100 entrées (mots, expressions, abréviations) auxquelles sont associées plus de 13000 expressions dans les trois langues (anglais, français, allemand).

Vous pouvez facilement consulter ce site Web en vous rendant sur:

http://www.religion-theologie.fr/theolex/

Ce site est dédié à Bernard Kaempf, professeur de théologie pratique (1929 – 2008), qui avait inauguré, dès 2003, un premier travail pédagogique et linguistique sur un lexique bilingue dédié aux étudiants de la Faculté de théologie protestante de Strasbourg.

Thierry Legrand


Frédéric Rognon (dir.), Colère, indignation, engagement. Formes contemporaines de citoyenneté, Strasbourg, Presses universitaires de Strasbourg, 2019, 286 pages (Chemins d’éthique), ISBN 978-2-86820-546-9, € 24.

 

Ces dernières années, des formes inédites d’expression de revendications ou de convictions ont émergé dans l’espace public : des Indignés aux Gilets jaunes, de Nuit debout à Podemos, elles prennent toutes leur origine dans la manifestation d’une certaine colère. Celle-ci avait jusqu’alors mauvaise presse, la voilà réhabilitée. Mais comment convertir la colère en indignation, et l’indignation en engagement citoyen ? Comment la pure protestation peut-elle devenir attestation d’autres possibles ? Et surtout, comment cette éthique de responsabilité, capable de dialogue et de négociation, évitera-t-elle la confusion entre compromis et compromission, et demeurera-t-elle fidèle aux exigences de colère et d’indignation qui lui auront fait crédit ?

Ce volume collectif, fruit d’une collaboration entre treize chercheurs, examine la dialectique entre colère, indignation et engagement, sur un mode résolument interdisciplinaire : philosophie, droit, économie, politique, sociologie, histoire, éthique, théologie sont convoqués pour un croisement des regards d’une incontestable fécondité. Car il s’agit finalement d’explorer, à travers les formes contemporaines de citoyenneté, certaines des modalités et des conditions de notre « être ensemble ».

La première partie s’intéresse à la colère : sous forme de passion politique (Michaël Fœssel), dans la démarche des lanceurs d’alertes (Jacqueline Bouton), dans les évolutions du monde du travail depuis deux siècles (Alain Degrémont), selon la modalité de la colère de Dieu selon le livre des Actes des apôtres (Nathalie Siffer), et comprise comme saine, voire sainte (Lytta Basset).

La seconde partie cherche à cerner les vecteurs d’indignation : dans la pensée de Paul Ricœur (Gilbert Vincent), dans l’Église catholique (Jean-Louis Schlegel), face à la pédophilie (Marie-Jo Thiel), et sous les dehors de l’athéisme (Daniel Frey).

Enfin, la troisième partie se focalise sur l’engagement : à travers la notion de « courage civique » chez Dietrich Bonhoeffer (Frédéric Rognon), de la part des chrétiens du Rhin supérieur (Marc Feix), en comparant Maurice Leenhardt et Magda Trocmé (Frédéric Rognon), avec l’exemple de la désobéissance civile chez John Rawls (Musa Nabirire), dans la politique municipale (Jo Spiegel), pour terminer avec une reprise critique à partir du regard de Jacques Ellul (Frédéric Rognon).

Frédéric Rognon

 

La Nouvelle Bible en Français courant

 

57 réviseurs ont travaillé d’arrache-pied pendant trois années pour préparer cette nouvelle édition. Plusieurs enseignants des deux Facultés de théologie (protestante et catholique) de Strasbourg ont participé à cette oeuvre collective.

Après 30 années d’usage, la Bible en français courant avait besoin d’une actualisation approfondie, tant pour rester en lien avec l’évolution de la langue française que pour intégrer les découvertes récentes des spécialistes. Il fallait aussi être à l’écoute des différentes Églises chrétiennes, pour que la Bible en français courant accompagne les défis d’aujourd’hui.

Cette nouvelle traduction est importante, car elle sera intégrée à différentes éditions de la Bible en français: la Bible expliquée, ZeBible, l’Ancien Testament interlinéaire, etc.

Informations et contact: https://nfc.bible/

 Thierry Legrand