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La lettre d'information de la Faculté de Théologie Protestante de Strasbourg

Contacts

Faculté de Théologie Protestante

9 place de l'Université
BP 90020
67084 Strasbourg Cedex
Tél. : 03 68 85 68 35
Courriel : scoltp@unistra.fr

Liste des anciens numéros

La lettre no 1

La lettre no 2     

 

La Faculté vous souhaite un joyeux Noël et beaucoup de succès pour l'année 2015 !

Strasbourg Noël

© sigmatech

Sommaire

Éditorial

Chers amis,

Elle a dix-huit ans et vient d’obtenir son baccalauréat. Il est à la retraite et dispose d’un peu de temps. Ils ont quarante ans, un emploi, une famille et prennent sur leurs soirées pour lire Tillich. Les uns montent dans le train aux aurores pour traverser l’Alsace et arriver à l’heure en cours d’hébreu. D’autres ont déjà pris leur billet d’avion pour venir passer leurs examens du mois d’avril.

Leur point commun ? Ils sont étudiants en Licence de Théologie protestante. La Faculté s’efforce d'accompagner au mieux chacun d'entre eux, de lui permettre d’exprimer ce qu’il attend de l’enseignement prodigué et d’habiter à sa manière toute personnelle le parcours d’études qui fera de lui, on l’espère, un théologien.

Madeleine Wieger et Marc Vial, responsables de la Licence de Théologie protestante

Actualités

E-learning : se former à la Faculté

Depuis la rentrée universitaire 2014, toute l’offre de formation de la Faculté de Théologie protestante de Strasbourg est accessible pour les étudiants à distance sur la plateforme informatique Moodle. En plus de la Licence et du Master, on peut y suivre des cours de langues bibliques (hébreu et grec), de culture religieuse et toute une série de formations de type ecclésiale (diaconie, écoute et accompagnement, pédagogie, musique, etc.). Accessible 24h/24, la plateforme informatique comporte une centaine de pages de cours adaptés aux parcours choisis par les étudiants. Dans certains cours, la mise en place de classes virtuelles permet de favoriser les échanges entre enseignants et étudiants. Informez-vous sur le site de la Faculté (onglets « Lience-Master » et « Autres formations »).

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Collaboration au sein de la LERU – League of European Research Universities

La LERU, un réseau de recherche universitaire européen d’excellence scientifique, accueille 21 universités en Europe, de A comme Amsterdam à Z comme Zurich, avec un budget de recherche de plus de 5 billions euros. LERUEn France, l’université Pierre et Marie Curie de Paris-Sud et l’université de Strasbourg sont partie prenante, en tant que partenaires de renom international. Le réseau, fondé en 2002 et basé à Leuven en Belgique, est actuellement présidé par Alain Beretz, Président de l’Université de Strasbourg.

Représentée par le doyen Rémi Gounelle, le directeur de l’Equipe d’Accueil 4378 Christian Grappe et la correspondante des Relations internationales Régine Hunziker-Rodewald, notre faculté participe au projet global de la LERU. La collaboration académique effectuée au sein de la LERU s’inscrit dans la vision d’un enseignement de première qualité et d’une recherche compétitive au niveau international. La mission de la LERU comprend la promotion de l’éducation, la création de nouvelles connaissances, le développement des meilleures pratiques par l’échange des expériences et la prise d'influence sur la politique européenne. En collaboration avec les responsables de la faculté catholique de l’Université de Strasbourg et des facultés de théologie des universités de Lund, de Leuven et de Zurich, notre faculté prépare actuellement la réunion plénière du groupe de travail « théologie et sciences religieuses » qui aura lieu les 25 et 26 janvier 2015 à Lund en Suède. Le document en cours de rédaction qui sera soumis à Lund est intitulé « Religious Literacy as a Resource for Social, Political and Economic Progress ». Il s’agit de faire prendre conscience aux responsables politiques européennes de la nécessité d’une réflexion approfondie sur le plan des sciences humaines, sociales et religieuses.

Le site web de la LERU ici, une vidéo d'information ici.

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La culture religieuse en vogue

DU culture religieuseLes références religieuses abondent dans la société pluraliste d’aujourd’hui et le fait religieux n’a jamais autant fasciné. Comment répondre aux attentes de nos contemporains dans ce domaine ? C’est un défi que s’est lancé la Faculté de Théologie protestante en offrant une formation spécifique qui ne limite pas le champ du religieux à la seule tradition chrétienne, mais qui s’étend aux autres religions du Livre et aux religions orientales. Ainsi, depuis septembre 2013, un Diplôme d’université (DU) en « Culture religieuse » permet la formation et la consolidation d’une culture religieuse. Il est destiné au grand public intéressé par la connaissance historique et critique des religions et du fait religieux. Il permet notamment aux professeurs des écoles, aux enseignants chargés d’un enseignement religieux, aux guides-conférenciers, aux intervenants en Église, et plus généralement à toute personne appelée à évoquer publiquement le fait religieux d’accroître ses compétences en la matière. Ce DU compte actuellement dix-sept inscrits et ce chiffre pourrait bien s’accroître dans les années à venir, d’autant plus que cette formation peut être suivie de façon partielle ou intégrale à distance, ce qui la rend compatible avec un éloignement géographique et/ou une activité salariée.

Plus d'infos ici.

Le prix Schmutz attribué à deux jeunes docteurs de la faculté

Le prix Schmutz, créé en 1822, a pour but de récompenser un étudiant particulièrement brillant de la Faculté de Théologie protestante. Depuis 2005, il couronne un travail de thèse, en vue d'aider, autant que possible, à sa publication et compte ainsi parmi les six prix de thèse attribués chaque année par le Chapitre de Saint-Thomas. Une double attribution est possible. Tel est le cas cette année où il a été accordé à deux thèses, celle de Gabriel Monnet, « L’Église émergente : être et faire Église en postchrétienté », dirigée par É. Parmentier, et celle d Alexandre Neff, « Les évangéliques français en réseau entre Europe et Amérique », dirigée par J.-P. Bastian. Le prix a été remis en date du vendredi 7 novembre dans le cadre prestigieux de la salle Koch.

DU médiation socioreligieuse : une bonne première année

 Il y a un an, la Faculté a créé un nouveau Diplôme Universitaire en « médiation socioreligieuse », en partenariat avec la Faculté Libre d’Etudes Politiques et en Economie Solidaire (FLEPES) à Paris.DU médiation socioreligeuse Cette première année s'est fort bien passée: une bonne vingtaine d’étudiants a suivi cette formation innovante qui vise une meilleure compréhension de la place du religieux dans une société laïque et la capacité d’une pacification de conflits religieux. Les inscriptions pour la deuxième rentrée, qui aura lieu en janvier 2015, sont ouvertes!

Vous trouvez toutes les informations ici.

Jan Joosten nommé à Oxford

 Jan JoostenLe professeur Jan Joosten a été élu à la prestigieuse chaire royale d’Hébreu (Regius Professor of Hebrew) à l’université d’Oxford. La faculté le félicite pour cette nomination ! Monsieur Joosten continuera  toutefois à assurer quelques cours à notre faculté, et il restera rattaché à notre Equipe de recherche (EA 4378).

 

Mise au point : Du bonheur et de sa recherche

 

Bonheur

Du bonheur. Un voyage philosophique. - Et n’oublie pas d’être heureux. Abécédaire de psychologie positive.

Voilà deux titres d’ouvrages, parmi tant d’autres, qui culminent en ce moment en tête des ventes dans les librairies. Le premier est écrit par Frédéric Lenoir, le second par Christophe André. Ajoutons-leur, pour faire bonne mesure, ce troisième ouvrage, critique, quant à lui, vis-à-vis de l’injonction contemporaine à être heureux : Pour en finir avec le ‘bonheur’, d’André Guigot. Si les deux premiers semblent désirer satisfaire le besoin criant de nos contemporains en matière de bonheur, s’ils les confortent dans l’idée qu’ils atteindront plus sûrement le bonheur en connaissant quelques-unes des recettes qui le dispensent, et s’ils s’appuient même, sans forcément le vouloir, sur l’idée – si dramatiquement ancrée dans nos sociétés dites de consommation – selon laquelle acheter un produit rend heureux, on ne dira pas, avec le troisième auteur cité, que cette aspiration au bonheur est forcément terrifiante et normative. On pourra autant qu’on voudra juger sévèrement le caractère souvent naïf, niais, maladif, mercantile, égocentrique et asocial de la recherche contemporaine du bonheur, cela n’autorisera pas le critique à mépriser la recherche du bonheur en elle-même. Que peut-il y avoir de méprisable dans le désir d’être heureux ?

Bonheur 2 Le bonheur est un horizon, un état que l’on ne vise pas pour autre chose mais pour lui-même, lors même que tout le reste n’est finalement qu’un moyen en vue de cette fin, toujours en fuite. Si cela est vrai (disons-le, avec Aristote), si le bonheur désigne cet inachèvement de toute pratique, de toute visée, alors il n’est pas si vain de prétendre ‘vouloir être heureux’, de désirer ‘apprendre à être sage’ - ou même de ‘chercher à se contenter’ de ce qui est donné sans rechercher une impossible satisfaction. Même dans cette ultime version de la recherche du bonheur, qui le voit précisément dans le fait d’accepter les maux de l’existence comme on accepte ses biens, c’est encore le bonheur qu’il s’agit d’atteindre. Décidément, Aristote a raison : on veut être heureux… pour être heureux !

Et ce bonheur n’est pas si facile d’accès, puisqu’il ne suffit pas de l’invoquer pour qu’il survienne, puisque notre société nous en détourne tout en semblant n’offrir que lui. Chaque être humain, disait déjà Aristote, a sa propre disposition au bonheur, et si l’on est d’accord avec ce philosophe pour affirmer, in fine, le caractère aussi politique de la vie bonne qu’il s’agit d’atteindre, on dira encore (sans Aristote cette fois) que chacun fait ce qu’il peut avec sa propre capacité à être heureux. À cet égard, les livres d’un thérapeute, d’un psychiatre comme Christophe André ont ceci de supérieur à d’autres que, malgré leurs limites et leur côté « livre de recettes », ils témoignent d’une profonde connaissance des sujets souffrants et des tourments qu’ils peuvent endurer, qui leur font si ardemment désirer le bonheur. Un soignant comme lui accompagnant les maladies spirituelles, fort de son expérience, a bien le droit d’en aider d’autres avec des livres. Il sera en compagnie des philosophes qui n’ont pas su devoir mépriser le bonheur (Aristote, Sénèque, Épicure, Montaigne, Spinoza, Alain, j’en passe et excusez du peu !) … même s’il est important (pour être heureux ?) de savoir aussi oublier cette quête même.

Le dernier mot sera laissé à Dostoïevski : « L’homme est malheureux parce qu’il ne sait pas qu’il est heureux ; uniquement à cause de cela. Tout est là, tout ! » (Kirilov, dans Les Possédés, traduct. Guertik, LGF, Livre de poche n°695, p. 214).

                                                                                                                      Daniel Frey

Focus: événements récents

Week-end de rentrée des étudiants à distance

Comme l’an passé, la Licence de Théologie protestante accueille plus de 80 étudiants à distance en 2014-2015. La Faculté a décidé de mettre en place un week-end d’intégration spécialement conçu pour ces étudiants. Ce week-end a eu lieu du vendredi 29 au dimanche 31 août 2014, soit au tout début de l’année universitaire, afin qu’ils en tirent tout le bénéfice dès le mois de septembre et la reprise des cours.

Cette rencontre a été l’occasion de leur présenter le parcours d’études de la Licence de Théologie protestante, ainsi que la plateforme numérique sur laquelle sont déposés les cours donnés à distance. Plusieurs enseignants ont donné de leur temps pour initier les étudiants à la méthodologie universitaire, à l’hébreu, au grec et pour présenter aux plus avancés d’entre eux le programme de lecture sur lequel sont interrogés les étudiants au terme de la troisième année de Licence.

La Faculté a souhaité que le prix ne soit pas un obstacle à la participation de quiconque à ce week-end d’intégration : grâce à une subvention versée par l’Université de Strasbourg, il a été possible de rembourser aux étudiants présents une partie de leurs frais de transport et d’hébergement.

Une vingtaine d’étudiants sont venus jusqu’à Strasbourg à cette occasion. Ils ont été reçus dans les locaux de l’Aumônerie universitaire protestante pour les séances de cours et ont pu loger au Stift.

Au-delà de l’aspect pédagogique, ce week-end a aussi été l’occasion de prendre contact et de passer ensemble des moments conviviaux et festifs, lors du barbecue organisé par l’Amicale des étudiants ou autour d’une tarte flambée, pour un déjeuner dominical.

Nouvelle Heure du Livre : Charles Péguy et la Grande Guerre

Heure du livreDans le cadre de "L’Heure du Livre", la Bibliothèque des deux Facultés de Théologie a organisé un nouvel événement culturel, cette fois-ci à l’occasion du centenaire du début de la guerre 14-18 et de la mort de l’écrivain Charles Péguy, mort sur le front dans les premières semaines de la guerre. Cette troisième Heure du Livre s'est tenue le 23 octobre à l’église Saint Paul.

Le père Robert Scholtus, grand spécialiste, a donné une conférence portant sur "La Jeanne d’Arc de Péguy : Du Drame au Mystère". Trois étudiants – Audrey Benkemoun, Gwenaëlle Aymard et Emmanuel Wald – ont lu des extraits de l’œuvre de Péguy. La soprano Ariane Wohlhuter a interprété deux pièces religieuses, accompagnée sur les grandes orgues par l’organiste Daniel Leininger qui a également joué la très virtuose Toccata de Widor.

Le public très nombreux a applaudi cette fin d’après-midi avec grand enthousiasme.

 Prochain rendez-vous : 16 avril 2015 à 17h00:

Beat Föllmi, professeur de musique sacrée et d’hymnologie, donnera une conférence sur Jean-Sébastien Bach.

Focus: Journées interdisciplinaires

Journées interdisciplinaires

Cette année, les "journées interdisciplinaires" de notre faculté portent sur la thématique "vocation(s)". JIDLe 25 novembre, un entretien croisé s'est tenu sur ce sujet, avec la participation de Monsieur le Ministre Daniel Hoeffel, ancien sénateur, du professeur Philippe Wolf, chirurgien, coordinateur des activités de transplantation aux Hôpitaux Universitaires de Strasbourg (HUS), et de Caroline Bretones, pasteure de l’EPUdF au Temple du Marais à Paris. Le philosophe Chris Doude von Troostwijk a animé cet entretien passionnant. La journée s’est ensuite poursuite à la médiathèque protestante où les étudiants de la première année du Master ont présenté des posters sur la question de la vocation.

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Colloques et conférences

Le vivant a-t-il un sens ?

Les questions les plus ardues se situent souvent à la croisée de nos interrogations, de nos discours et de nos pratiques. Elles sont pour cette raison susceptibles d’être appréhendées en fonction de modes de pensées nettement distincts, parfois antagonistes.

Programme le vivantLa question du sens du vivant fait partie de ces questions cruciales, de celles qui mobilisent les sciences de la vie, au premier chef, mais également les sciences humaines, notamment dans la philosophie et la théologie. Qu’est-ce que le vivant ? Le vivant, tel qu’il peut être observé scientifiquement, a-t-il un sens ? Comment fait-il sens au sein des traditions de pensée philosophique et théologique ? Poser ces questions, et bien d’autres, c’est accepter de considérer la vie au croisement de la biologie, de la philosophie et de la théologie, sans opposer abruptement ces disciplines, ni d’ailleurs les confondre !

Après le succès du cycle de conférences organisé sur le thème « Religion et économie », la Faculté de théologie protestante met ainsi en place un cycle sur "La vie a-t-elle un sens ?", en étroite collaboration avec la Faculté de sciences de la vie et la Faculté de philosophie. Ces conférences, rassemblant biologistes, généticiens, historiens des sciences, philosophes et théologiens, auront lieu les jeudi 12, 19 février, 5, 12, 19 et 16 mars 2015, de 18h à 20h (cf. programme ci-contre). Ce sera là une précieuse occasion de montrer une nouvelle fois qu'il est possible, à l'Université, de travailler entre Instituts, de faire circuler les publics étudiants, et d'intéresser un plus large public en parlant un langage plus compréhensible !

Vous trouvez le programme ici!

Colloques et conférences (suite)

Traduire la Bible aujourd’hui : méthodes, considérations et difficultés nouvelles

Colloque international

Du 21 au 23 septembre 2015

La Bible est le livre le plus traduit au monde. La première traduction des écrits de l’Ancien Testament, la traduction grecque des Septante, prédate l’ère chrétienne. Depuis lors un flux constant de traductions en est produit vers les langues les plus diverses. De nos jours aussi, un grand nombre de chantiers de traduction de la Bible sont en cours dans le monde entier. On tâche de traduire la Bible vers des langues dans lesquelles elle n’a jamais été lue, et en même temps, on continue d’essayer de la rendre autrement dans des langues qui connaissent déjà une longue et riche tradition de traductions.Traduction Bible

À gauche : La Genèse, Chinese Union Study Bible.

À droite : Le Nouveau Testament en alsacien, trad. Raymond Matzen, Daniel Steiner, (Strasbourg : Signe, 2013).

L’abondance des traductions de la Bible à travers le monde ainsi que le statut particulier de ce texte, fait de la traduction biblique un prisme privilégié pour examiner nos sociétés. Les différentes façons dont on traduit la Bible aujourd’hui peuvent illustrer plusieurs enjeux centraux de nos sociétés contemporaines : leurs rapports à la religion et notamment aux religions juive et chrétienne, leurs conceptions des textes fondateurs, leurs visions des cultures étrangères, leurs choix de modes d’expression.

Le présent colloque réunira des traducteurs et des chercheurs de plusieurs pays qui présenteront des traductions de la Bible effectuées au cours des dix dernières années. Seront présentées des traductions vers le chinois, l’arabe, le sango, l’alsacien, le luxembourgeois, le grec moderne, l’hébreu moderne, l’allemand, l’anglais et le français. Afin de mettre en perspective la pratique actuelle de la traduction biblique, le colloque commencera par des interventions sur l’histoire de cette activité ainsi que sur certaines questions théoriques relatives à elle.

Ce colloque est organisé par Fränz Biver-Pettinger, doctorante à la Faculté de Théologie catholique, et par Eran Shuali, doctorant à la Faculté de Théologie protestante. Il est soutenu par la MISHA dans le cadre du programme « Junior ».