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La lettre d'information de la Faculté de Théologie Protestante de Strasbourg

Contacts

Faculté de Théologie Protestante

9 place de l'Université
BP 90020
67084 Strasbourg Cedex
Tél. : 03 68 85 68 35
Courriel : scoltp@unistra.fr

Liste des anciens numéros

La lettre no 1

La lettre no 2    

La lettre no 3

La lettre no 4

 

A tous nos lecteurs, nous souhaitons un joyeux Noël et une bonne et heureuse nouvelle année!

Marché de Noël

© Christophe Hamm


Sommaire

Éditorial

Chers amis,

J’ai accepté la direction de l’équipe pédagogique du master à partir de la rentrée 2015. On m’a prévenu : ce serait une responsabilité importante avec un cahier des charges qui ne cesse de s’alourdir. On ne m’a pas menti, certes. Beat FöllmiMais trois mois après la prise de fonction, après de nombreuses rencontres avec les étudiants, après un défilé de réunions, je dois avouer : je ne le regrette pas. Je connais désormais chaque étudiant de master, et les étudiants à leur tour savent que je leur prête toujours une oreille attentive s’ils le souhaitent.

Cette année académique 2015/2016, près d’une cinquantaine d’étudiants se sont inscrits en master dans les trois parcours confondus, Théologie fondamentale, Théologie appliquée et en Sciences religieuses. Leur origine, leur situation de vie et leurs attentes sont les plus diverses – une diversité qui correspond à la variété des études qu’ils ont choisies. Je suis heureux de les orienter dans leur choix, les accompagner pendant les études et les aider en cas de difficultés.

A côté de ma fonction primaire, d’être l’interlocuteur des étudiants de master, je m’engage d’ores et déjà dans la réflexion de l’Offre de formation 2018-2022 : quel sera le master de théologie à partir de 2018 ? quels parcours proposerons-nous ? quelles débouchées offriront-ils ? L’équipe pédagogique de master, en dialogue avec tous les enseignants de la Faculté, fera de son mieux pour garantir la qualité et l’excellence des études et du diplôme de master en théologie à Strasbourg.

Beat Föllmi

Professeur de musique sacrée et d’hymnologie

Directeur de l’équipe pédagogique de master

Actualités

Deux collègues ont pris leur retraite

Jean-Pierre Bastian, professeur de sociologie, a fait valoir ses droits à la retraite, et a quitté la Faculté l’été dernier. Originaire du Canton de Vaud, il a grandi dans les Cévennes, puis a enseigné l’histoire et la sociologie à Mexico de 1979 à 1993. Depuis cette dernière date, il était titulaire de la chaire de sociologie des religions à la Faculté de théologie protestante de l’Université Marc Bloch, devenue Université de Strasbourg en 2009. JP BastianIl a dirigé le Centre de sociologie des religions et d’éthique sociale (CSRES) depuis 1994. Il était également directeur de recherche à l’Institut des Hautes Études de l’Amérique Latine, à l’Université Paris III – Sorbonne nouvelle, depuis 2003. Ses nombreuses publications concernent le protestantisme latino-américain, les mouvements pentecôtistes, la globalisation, la pluralisation et la recomposition du religieux en modernité tardive. Ses dernières recherches portent sur la socio-histoire de l’Église libre du Canton de Vaud et de sa Faculté de théologie, « La Môme », sise à Lausanne jusqu’en 1966.

La Faculté de théologie protestante tient à manifester sa profonde gratitude à Jean-Pierre Bastian, pour avoir fait vivre et fructifier, pendant plus de vingt ans, un pôle de sociologie des religions indispensable à toute offre de formation théologique de qualité.

F. Rognon

 

Après 43 années d’enseignement à la Faculté, Ralph Stehly a pris sa retraite à la fin de l’été 2015. Il reste cependant très attaché à la Faculté et continue à accompagner les recherches de plusieurs doctorants et chercheurs en islamologie. Son parcours est celui d’un passionné des écrits sacrés et des commentaires qui les ont accompagnés.M. Stehly Il s’est d’abord formé à la Théologie protestante à Strasbourg, puis il a poursuivi ses études à Oxford dans le domaine des études islamiques, après avoir entamé un parcours de perfectionnement en langues et culture arabes à Tunis et à Beyrouth. Il avait déjà commencé l’étude de la langue arabe dès le secondaire, au Lycée Kléber à Strasbourg. Après un doctorat ès sciences religieuses en 1976 sur le Kitâb al-Kabâ'ir de Dhahabî, un traité d’éthique islamique du XIVe s., il passe un Doctorat d’État en études islamiques en 1995. À cette occasion, il prolonge ses recherches en islamologie par une étude novatrice d’un des grands recueils de la Sunna, le Sahîh de Bukhârî (2 vol. publiés aux Presses Universitaires du Septentrion en 1998). Dans le cadre du Groupe d'études et de recherches islamologiques (fondé en 1981), R. Stehly a suscité la création d’une revue rédigée en arabe et en français, Le Courrier du GERI, Recherches d'islamologie et de théologie musulmane.

Ainsi, de la Bible au Veda, en passant par le Coran, la Sunna et les textes fondateurs du bouddhisme, R. Stehly a sillonné les grandes traditions religieuses de l’humanité. S’il a su transmettre à ses étudiants l’essentiel du contenu de ces ouvrages, il n’a pas oublié de partager avec eux la spiritualité de ces traditions.

Th. Legrand

Nouvelles publications

AccompagnementJean-Gustave Hentz / Karsten Lehmkühler (éd.), Accompagnement spirituel des personnes en fin de vie. Témoignages et réflexions, Genève, Labor et Fides, 2015, 224 p., ISBN: 978-2-8309-1576-1, 21 €.

Le spiritual care, dont le but est de soulager la détresse spirituelle et de promouvoir l’épanouissement personnel du patient en fin de vie, est une discipline majeure que ce livre propose de présenter via des réflexions et surtout des témoignages. Les questions interreligieuses et des exemples d’accompagnements originaux prohibant toute récupération religieuse sont abondamment évoqués.

Avec des contributions de Béatrice Birmelé, Theo A. Boer, Pascale Haller-Jahn, Michel Hasselmann, Jean-Gustave Hentz, Pascal Hintermeyer, Martha Jacobs, Jean-Char les Kaiser, Karsten Lehmkühler, Elisabeth Parmentier, Traugott Roser, Guibert Terlinden, Marie-Jo Thiel , Bernard Wary, Martin Wehrung.

Gérard Siegwalt, Le défi scientifique. Ecrits théologiques III, Paris, Cerf, 2015, 448 p., ISBN: 978-2-2041-0527-9, 34 €.

La crise de la civilisation moderne (avec ses aspects en particulier écologique, économique, éthique et donc de la justice entre les humains) touche aux fondements mêmes de la civilisation. L’université est concernée, caractérisée par l’effervescence des sciences et la déficience de la pensée. Et la philosophie et la théologie sont concernées, pour autant qu’elles sont attentives aux enjeux derniers des sciences et du réel lui-même. Ce qui ultimement est en jeu, c’est la sauvegarde de la nature ressaisie comme création, c’est par conséquent la responsabilité de toute l’humanité et de chacun, chacune, vis-à-vis de ce qui fonde et oriente, dans sa diversité même, l’unité de la terre et du cosmos. L’enjeu scientifique est un enjeu civilisationnel.

The European Academy on Religion and Society

Une quinzaine de Facultés de théologie et/ou de sciences religieuses européennes se réuniront à Strasbourg mi-janvier, dans le cadre de « The European Academy on Religion and Society ». Ce réseau international, en cours de création, a pour but de fédérer ces facultés et d’en renforcer la place dans les Universités comme dans la société civile. Centrée sur le thème, hélas très actuel, de la radicalisation, cette rencontre permettra aux participants de s’entretenir notamment avec Sjur Bergan, Directeur du programme de Citoyenneté démocratique et de participation au Conseil de l’Europe et avec Olivier Roy, spécialiste des phénomènes de radicalisation dans les sociétés musulmanes et de l’islam contemporain, auteur notamment de L’islam mondialisé (2002), La laïcité face à l’islam (2004) et de La Sainte ignorance (2008).

Actualités (suite)

Barev dzez - bonjour à vous, ou : un autre séjour en Arménie

L’Action Chrétienne en Orient (ACO) envoie chaque année un ou plusieurs enseignants de la faculté de théologie protestante de Strasbourg en Arménie, pour enseigner à la faculté de théologie de l’Université d’Etat à Yerevan, à l’Académie théologique Vazkenian au bord du Lac Sevan et au Séminaire théologique Gevorkian à Edjmiatsine. Ces deux dernières institutions sont des séminaires de l’Eglise apostolique arménienne qui assurent la formation des prêtres. Ils avaient été fermés durant la période soviétique et ont été rétablis en 1990. La faculté de théologie de l’Université d’Etat à Yerevan a été fondée en 1995, après l’effondrement du régime soviétique. Le contact entre l’ACO France et les facultés et séminaires arméniens est assurée par une ONG à statut caritative, intitulée Solidarité Protestante France-Arménie (SPFA) qui a été créée en 1990, suite au terrible tremblement de terre de décembre 1988.

Fin octobre 2015, deux enseignants ont assuré, pendant dix jours, des cours en Arménie : Jean Biéri, professeur associé à la Faculté de théologie et de sciences religieuses de l’Université Laval (Québec) et Régine Hunziker-Rodewald, professeur d’Ancien Testament à notre faculté. CoursLes étudiants de l’Université de Yerevan sont très curieux, aiment discuter et aspirent à un maximum d’informations sur des sujets théologiques (« Comment lire la Bible ?»), scientifiques (« La genèse de l’Homme ») ou archéologiques (« Qu’est-ce qu’on sait des cultures du ‘Monde de la Bible’, du Proche-Orient ancien ?»). C’est un vrai défi de discuter avec eux, car ils se trouvent au carrefour d’une réflexion athéiste et d’une tradition profondément religieuse. Les différentes approches de l’exégèse du texte biblique sont encore à découvrir et actuellement, l’hébreu est enseigné uniquement dans le séminaire à Edjmiatsine, au niveau du Master. On y travaille avec les futurs prêtres sur des textes hébraïques – une expérience magnifique ! Un projet commun de l’ACO et de la SPFA prévoit une traduction arménienne des interventions, pour tous ceux qui n’ont pas pu être présents ou pour ceux qui veulent étudier ces sujets de façon approfondie. Hayjor - au revoir : on y retournera !

Le sceau d’un roi de la Bible découvert à Jérusalem

Michael Langlois, maître de conférences à notre faculté et membre de l'Institut universitaire de France, a publié un article sur une découverte passionnante ; veuillez le découvrir ici.

Mise au point

Daesh, René Girard et Jacques Ellul

Ce qui nous arrive depuis le 13 novembre avait été pensé, et d’une certaine manière annoncé, avec une étonnante lucidité prémonitoire, par deux intellectuels français aujourd’hui disparus : Jacques Ellul (1912-1994) et René Girard (1923-2015).

René Girard, tout d’abord. Ses recherches anthropologiques consacrées au phénomène de la violence, en lien avec le religieux archaïque, l’avaient conduit à considérer notre époque comme « apocalyptique » : la « montée aux extrêmes » de la violence, qui s’engage à partir des guerres napoléoniennes (René Girard, Achever Clausewitz, Paris, Carnets Nord, 2007), et s’accélère avec les génocides et les deux guerres mondiales du XXe siècle, débouche logiquement sur le terrorisme mondialisé : « La montée aux extrêmes se sert de l’islamisme. Le terrorisme remplace la guerre qui redevient une entreprise privée sur laquelle les États n’ont plus de contrôle. La guerre n’est plus contenue par des règles institutionnelles qui en limitaient la durée et les effets. Plus l’homme est capable de produire la violence, plus il la produit. Nous sommes aujourd’hui menacés d’un vol de l’arme atomique par des individus qui n’hésiteront pas à s’en servir. La possession des moyens de destruction les plus perfectionnés est un signe du retour à l’archaïque » (Interview dans La Croix, 11 août 2008). Cette exacerbation de la violence, aux yeux de René Girard, tient au fait que les mécanismes traditionnels de régulation par une autre violence qui « trompe la violence », par le sacrifice d’un bouc émissaire, ne fonctionnent plus, et que pour en prolonger quelque peu l’efficience, nous sommes obligés d’« augmenter les doses » : de sacrifier aveuglément des innocents, des communautés, des peuples entiers. Pour autant, « dire que nous sommes en situation d’apocalypse objective, ce n’est nullement “prêcher la fin du monde”, c’est dire que les hommes, pour la première fois, sont vraiment les maîtres de leur destin » (René Girard, Des choses cachées depuis la fondation du monde, Paris, Grasset, 1978, p. 372). Car la révélation biblique leur permet de considérer leur situation et de prendre des décisions en connaissance de cause. « L’humanité entière se trouve déjà confrontée à un dilemme inéluctable : il faut que les hommes se réconcilient à jamais sans intermédiaires sacrificiels ou qu’ils se résignent à l’extinction prochaine de l’humanité. (…) Le renoncement à la violence, définitif et sans arrière-pensée, va s’imposer à nous comme condition sine qua non de la survie pour l’humanité elle-même et pour chacun de nous. (…) Ou bien on va s’orienter de plus en plus vers la non-violence, ou bien on va disparaître » (Ibid., p. 208 + 369).

   Quant à Jacques Ellul, son propos s’avère plus précis et plus incisif encore : « Quand je considère la France, bien plus qu’une incapacité à répondre à un défi, je rencontre une sorte de volonté suicidaire. Dans sa tête pensante, la France est prête à accueillir ce qui va l’anéantir. (…) La France est folle d’amour pour ce qui va l’égorger » (Jacques Ellul, Ce que je crois, Paris, Grasset, 1987, p. 165). Sans toujours éviter l’amalgame entre islam et islamisme, Jacques Ellul conçoit notre démocratie comme bien faible face au terrorisme qui la menace, et finalement comme susceptible d’employer les mêmes armes que lui, se laissant donc contaminer par son adversaire et lui donnant ainsi raison. Dès la révolution iranienne de 1979, et le retour du religieux qui légitime les conflits meurtriers et les rend d’autant plus dévastateurs qu’ils sont déclenchés au nom de l’Unique Vérité, Jacques Ellul n’hésitait pas à paraphraser et subvertir la fameuse formule d’André Malraux : « Le XXIe siècle sera religieux, et de ce fait, il ne sera pas… » (Jacques Ellul, La foi au prix du doute. « Encore quarante jours… » (1980), Paris, La Table Ronde, 2006², p. 166). Notre siècle présent serait-il donc le dernier de l’aventure humaine ? Comme René Girard, cependant, Jacques Ellul n’adopte la posture de la Cassandre que pour réveiller ses contemporains et susciter un sursaut capable de conjurer les périls. Selon lui, l’issue se situe moins du côté de la non-violence que de celle de la non-puissance : le renoncement à faire tout ce que nous sommes en mesure de faire, et notamment la redécouverte du sens de l’existence et de la rencontre avec le prochain, contre la course à l’efficacité technique. La première étape vers cette autolimitation du pouvoir de l’homme réside dans l’interdit du meurtre : je peux disposer de la vie d’autrui (et de la mienne), mais je ne me l’autorise pas. Je ne confonds pas la réalité avec un jeu vidéo où les êtres humains ne sont que des signes sur un écran que je peux faire disparaître selon mon bon plaisir. C’est donc une culture de la vie qui saura endiguer la culture de mort aujourd’hui à l’œuvre. On ne peut qu’être saisi par l’actualité de ces paroles.

Frédéric Rognon

Focus : événements récents

Un colloque sur la cathédrale de Strasbourg

Ce colloque s'est tenu en septembre 2015. Il a eu pour particularité de ne faire intervenir que des spécialistes strasbourgeois, qu'ils soient enseignants-chercheurs de diverses disciplines (théologie protestante et théologie catholique, mais aussi historiens et historiens de l'art ), qu'ils exercent au sein d'institutions éminentes de la ville, qu'il s'agisse de la cathédrale elle-même, du Musée historique ou des archives municipales, ou que leurs travaux fassent d'eux des spécialistes d'un domaine très précis (histoire des cloches...).

Il a été ouvert par une conférence de Francis Rapp, membre de l'Institut, et clos par une autre conférence de ce même Francis Rapp ,dans le cadre de l'Heure du livre organisée par la Bibliothèque des Facultés de Théologie.                    

                       Colloque

Geiler de Kaysersberg - invité d’honneur de L’Heure du Livre

 En marge du colloque sur la cathédrale que l’Équipe d’Accueil de la Faculté a organisé, la Bibliothèque des Facultés de théologie a proposé une nouvelle édition de L’Heure du Livre qui avait lieu le 4 septembre. Dans la chapelle de l’église Sainte Madeleine, une rencontre autour de Geiler de Kaysersberg a été proposée à un public nombreux, composé des habitués ainsi que des personnes de passage. Le professeur Francis Rapp, spécialiste international pour ses recherches sur l’Alsace et StrasbHeure du livreourg, a présenté l’art oratoire de ce grand prédicateur de la fin du XVe siècle. Par son interprétation vivace et captivante, l’acteur Christian Nardin a fait revivre les prédications de Geiler. Le chanteur Laurent Arbeit, accompagné d’Hélène Rydzek et de David Brinkert, nous a amenés musicalement au siècle de Geiler en interprétant des chants de Heinrich de Laufenberg, ce clerc musicien du XVe siècle qui vivait presque au même moment à Strasbourg que le célèbre prédicateur Geiler.

          Heure du livre

Deux colloques à Atlanta (Georgia, Etats-Unis)

Du 18 au 24 novembre 2015, deux congrès internationaux ont eu lieu à Atlanta, Georgia, aux Etats-Unis. Le premier congrès qui se déroulait du18 au 21 novembre était celui des American Schools of Oriental Research (ASOR) qui réunit particulièrement les archéologues du Proche-Orient ancien, de l’époque la plus ancienne jusqu’à la période islamique. ASOR accueille aussi autres chercheurs qui travaillent sur l’histoire et la culture du Proche-Orient ancien : les spécialistes des littératures, des inscriptions et de l’iconographie. 1000 chercheurs ont participé à cette rencontre ; de notre faculté, Michael Langlois et Regine Hunziker-Rodewald étaient présents. Cette année, un accent particulier a été mis sur la technologie utilisée dans les fouilles et sur la préservation des fouilles et de leurs résultats. Le dimanche 22, un symposium a été consacré à la surveillance des sites de l’héritage culturel dans les pays déchirés par la guerre, la Syrie et l’Iraq.

Du 21 au 24 novembre, plus de 10 000 participants originaire de tout le monde se sont rencontrés pour le congrès annuel de l'American Academy of Religion (AAR) et de la Society of Biblical Literature (SBL). Regine Hunziker-Rodewald, Michael Langlois et Jan Joosten étaient présents. Le programme des interventions remplit un livre grand format de 270 pages (sur chaque page il y a 4-5 séances annoncées !). Les intervenants ont donné leurs conférences dans cinq grands hôtels qui ont été loués par l’AAR et la SBL. Le but de ce congrès est la présentation de la recherche biblique récente, l’encouragement des contacts collégiaux, la promotion de la recherche internationale et l’accentuation d’une large gamme de sujets professionnels. Des moments forts étaient les séances sur l’historiographie, sur l’oralité, sur l’identité, sur la « philosophie de l’enseignement » et sur l’archéologie du Monde biblique.

Vous trouvez les contributions de Mme Hunziker-Rodewald ici.

Colloques et conférences

Faut-il être heureux ? Un nouveau cycle de conférences

 « Faut-il être heureux ? » La question a de quoi surprendre… Qui ne souhaite l’être ? Aristote déjà, dans sa célèbre Éthique à Nicomaque, définissait le bonheur comme la finalité de nos actions : il est la seule chose que l’on recherche pour elle-même, et non en vue d’autre chose. Mais aujourd’hui chacun semble sommé d’être heureux : une injonction au bonheur retentit de toutes parts, sans que la définition du bonheur soit devenue plus claire. Le présent cycle de conférences réunit des psychologues, des philosophes et des théologiens de l’université de Strasbourg. Il entreprend d’interroger cette injonction contemporaine au bonheur, en revenant sur les différentes approches possibles du bonheur : l’ambition de la sagesse de faire le bonheur, l’appel du Sermon sur la Montagne à ne pas se soucier du lendemain (les Béatitudes), contrastant d’ailleurs avec la résignation de l’Ecclésiaste jugeant vaine la quête de bonheur. La dimension sociale et politique du bonheur ne sera pas oubliée, qui cherchera à définir les critères de la qualité de vie. Chaque conférence recevra une réponse émanant d’un autre champ disciplinaire, pour croiser les approches et proposer, au terme du cycle, des définitions de ce bonheur qui nous hante.

Cinq séances, toujours jeudi soir, 18h-20h : 3mars, 10 mars, 17 mars, 24 mars, 31 mars.

Vous trouvez le programme ici.

Les manuscrits de la mer Morte et le Pentateuque samaritain / The Dead Sea Scrolls and the Samaritan Pentateuch

26-27 mai 2016, Palais Universitaire, salle Fustel

La découverte des manuscrits de la mer Morte a suscité un regain d'intérêt pour le Pentateuque samaritain, avec lequel ils présentent parfois des affinités surprenantes. Le but de ce colloque est d'explorer les apports mutuels d'une étude croisée des manuscrits de la mer Morte et du Pentateuque samaritain. Plusieurs aspects seront abordés : histoire des religions, philologie, paléographie, linguistique, critique textuelle, herméneutique, théologie… Parmi les orateurs invités, on comptera Emanuel Tov (Israël), Stefan Schorch (Allemagne), Magnar Kartveit (Norgève), Gary Knoppers (États-Unis), Jan Joosten (Angleterre), Michaël Van Der Meer (Pays-Bas), Innocent Himbaza (Suisse).

Organisation : Michael Langlois

Autres colloques qui s’annoncent à la faculté :

Pour ces colloques, veuillez vous informer sur le site de la faculté.

 

3 ou 4 mars 2016 : journée d'études

« Littéralité – traduction – interprétation : l’exemple de Noé »

Organisation : Beat Föllmi et Regine Hunziker, en collaboration avec l’Université Laval

 

7 avril 2015 :

15e Journée d’exégèse biblique (Strasbourg) : « Romains 1,18-32 »

Organisation : Matthieu Arnold, Gilbert Dahan et Annie Noblesse-Rocher

 

11 mai 2016 : journée d'études

Voix féminines : Poésie et musique spirituelles entre Antiquité tardive et Moyen Âge

Organisation : Gabriella Aragione et Beat Föllmi