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La lettre d'information de la Faculté de Théologie Protestante de Strasbourg

Contacts

Faculté de Théologie Protestante

9 place de l'Université
BP 90020
67084 Strasbourg Cedex
Tél. : 03 68 85 68 35
Courriel : scoltp@unistra.fr

A tous nos lecteurs nous souhaitons un été reposant et fructueux !

 

 

Marjolaine

Au sommaire

 

Janus, dieu romain des portes, ouvre et ferme l'année.

Janus, dieu romain des portes, ouvre et ferme l'année.

Au sommaire   

Éditorial: Janus à la Faculté. Le rapport du Haut Comité d'évaluation de la Recherche et de l'enseignement supérieur. Fin d'année: Madeleine Wieger siffle la fin de partie. Un nouveau départ: Les étudiants de master 2 ont la parole: Julie Widemann. Bibliothèque et secrétariat : personalia et L'Heure du livre: la course des disciples. Doctorants: Journée des doctorants Jermès. Colloques: "Travail social: le second souffle". "Luther". "Littérature disparue". Journées portes ouvertes. Une nouvelle école d'été à la Faculté. Journées Portes ouvertes. Parutions.

Éditorial

 

Dans les universités, ce n’est pas le mois de janvier mais le mois de juin qui est le mois de Janus, ce dieu romain aux deux visages, l’un tourné vers le passé et l’autre vers l’avenir, gardien des portes d’hier et de demain. C’est en effet à cette époque de l’année que se fait le bilan de l’année universitaire écoulée et la mise en route les projets de l’année suivante. Dans l’un et l’autre cas, notre Faculté n’est pas avare d’événements. L’année 2016-2017 a été marquée bien sûr par les nombreuses manifestations, colloques, conférences publiques et publications liés à la commémoration de la parution des 95 thèses de Martin Luther. Cette année de commémoration s’achèvera sur un point d’orgue avec la Journée de conférences, ouverte et destinée à un large public, le samedi 18 novembre prochain, dans les salons de l’hôtel de ville de Strasbourg, sur le thème « La démocratie moderne et le protestantisme ». Mais l’année a été marquée aussi par la mise en route du mooc (massive open online course), en partenariat avec l’Université de Genève, qui proposera dans quelques mois des cours d’introduction à chacune des disciplines enseignées sur internet, et la création d’une nouvelle Ecole d’été internationale (isbir), consacrée à « la Bible et à sa réception à l’époque médiévale et moderne », sœur-jumelle de l’iscal, sur l’étude de la littérature apocryphe.

 aneth doux

Des partenariats internationaux nouveaux ont été noués, comme celui inauguré avec l’Institute of Arts Studies and General Humanities de l’université Károli Gáspár à Budapest, en Hongrie, pour un échange d’enseignants, dès cette année, et d’étudiants en 2018/19, mais aussi avec la Faculté de théologie protestante de Bruxelles pour des sessions de cours. Point d’orgue de ce bilan, le rapport de l’hceres (Haut Conseil de l’évaluation de la recherche et de l’enseignement supérieur) sur les activités de la Faculté et de l’Équipe de recherche 4378 s’est révélé très laudateur, soulignant leur dynamisme et leur qualité scientifique. Janus enfin ouvre en juin aussi la porte de l’avenir aux étudiants, qui quittent la Faculté pour entrer dans la vie professionnelle, après cinq ans d’études et l’obtention de leur master en théologie protestante : Julie Widemann est leur porte-parole ici. Cette fin d’année est aussi le terme de collaborations fructueuses : à la bibliothèque comme au secrétariat, des collaborateurs et des amis nous quittent pour d’autres postes et perspectives. Ce n’est pas sans émotion que nous les évoquons dans la rubrique Personalia. Que l’été soit reposant et fécond pour tous, en attendant une rentrée pleine de promesses. anr.

Enseignement

 

 Madeleine Wieger siffle la fin de la partie !

« Le début du mois de mai sonne chaque année la fin des cours. Mais la Faculté ne se vide pas pour autant. Tel étudiant s’en va pour deux ou trois semaines, avant d’y revenir : entretemps, il aura découvert le quotidien d’une paroisse en suivant à la trace son pasteur, ou se sera glissé dans les coulisses d’une bibliothèque universitaire. Son rapport de stage arrivera à Isabelle Grellier ou à Daniel Gerber quelques jours à peine avant le gong des jurys, pour être lu, annoté, corrigé en un temps record. Avant eux, tout le mois de mai s’égrène au rythme des dernières copies arrivées sur les bureaux des enseignants. Les malheureux ont cru naïvement que la veille de l’été serait un moment propice pour prendre part à quatre colloques, écrire cinq articles et donner sept conférences. Mais c’était sans compter les examens qu’organise discrètement Patricia Carbiener pour le Centre de Formation Théologique et Pratique, les soutenances de mémoires et l’épique session de rattrapage de Licence, qui prend par surprise fin juin. Foi de chercheur, on ne les y reprendra plus ! … avant l’automne prochain, quand leur plume n’hésitera qu’à peine avant de remplir de nouvelles pages dans les agendas 2018. Les vacances seront passées par là – les suffragances des étudiants dans les paroisses vacantes, les camps d’été, les petits boulots, l’ordinateur à la plage pour d’aucuns qui se reconnaîtront… et, on l’espère, quelques jours de vrai repos pour chacun. La Scolarité sera la dernière à fermer ses portes, à la fin du mois de juillet, quand les rouages de la vaste mécanique de rentrée auront été bien huilés. Le site internet piloté par Thierry Legrand prendra le relais et ronronnera tout l’été. On ouvre le 24 août… mais chut ! ne le dites à personne. »

Madeleine Wieger, responsable de la Licence.


L’échange avec la Faculté de théologie et de sciences religieuses de l’Université Laval continue

Après deux rencontres en 2016, respectivement au Québec en février et à Strasbourg en mars, la mobilité des enseignants entre l’Unistra et l’université Laval à Québec se poursuit par quatre nouveaux séjours. Regine Hunziker-Rodewald, professeur d’Ancien Testament, a rendu visite à l’Université de Laval du 15 au 22 novembre 2016, où elle a donné plusieurs cours et une conférence publique portant sur son projet des statuettes féminines (voir la Newsletter n°7).

En 2017, deux collègues canadiens ont enseigné dans notre Faculté.

Le néotestamentaire Robert Hurley nous a honorés par sa présence pendant les deux premières semaines du mois de février. La présentation de sa méthode de travail, « Empire studies », a particulièrement intéressé les étudiants strasbourgeois. Il a montré que les écrits néotestamentaires ont été rédigés dans un contexte politique particulier, celui des l’Empire romain, ce qui a influencé à la fois la rédaction des textes (par exemple le vocabulaire) et les attentes des premiers lecteurs. Au Munsterhof, le professeur Hurley a donné une conférence publique sur « Paul et l’Empire ».

 

   Du 5 au 12 mars, son collègue canadien, Guy Bonneau, également professeur du Nouveau Testament à l’Université de Laval, lui a emboîté le pas. Guy Bonneau qui est, entre autres, spécialiste de la réception des textes bibliques dans les arts, a présenté la figure picturale de Saül à travers l’histoire de l’art ainsi que la théorie de la narrativité. En outre, la Faculté a pu profiter de la sortie du dernier livre du Guy Bonneau. Ainsi la bibliothèque des Facultés de théologie a présenté une Heure du Livre, organisée par le bibliothécaire Quentin Vervaerde, sur La femme au parfum, une réécriture romanesque du personnage biblique : la femme qui verse du parfum sur la tête de Jésus. L’auteur a répondu aux questions de Beat Föllmi et discuté avec Christian Grappe (voir la Newsletter n°7).

Le dernier échange de ce programme a eu lieu du 27 mars au 7 avril. Beat Föllmi, professeur de musique sacrée, s’est rendu au Québec où il a donné deux cours (sur « la réception de l’Ecclésiaste dans une œuvre du XXe siècle » et sur « musique et liturgie de la Réforme protestante ») ainsi qu’un séminaire sur les nouvelles formes musicales de la Réforme catholique. Il est également intervenu, au centre culturel « Montmartre de Québec », lors d’une conférence publique sur la cantate sacrée du XVIIIe siècle.

Ces quatre échanges se terminent par un bilan très positif. Les étudiants des deux établissements pouvaient s’initier à des méthodes de travail et des approches nouvelles qu’ils ne trouvent pas dans leur université de rattachement. Pour les enseignants, étant confrontés à un autre public et à d’autres questions, ces rencontres étaient des moments enrichissants qui iront certes nourrir l’enseignement devant leurs propres étudiants strasbourgeois. 

Les doyens des deux facultés, de Strasbourg et de Laval, sont favorables à une poursuite de l’échange, même si, à l’heure actuelle, les détails de collaboration restent à définir. De toute façon, un projet de recherche, issu d’une Journée d’Étude (Strasbourg, 3 mars 2016) portant sur la réception de la figure de Noé, est d’ores et déjà en route et devra prochainement aboutir à une publication réalisée par l’équipe franco-canadienne.

Regine Hunziker-Rodzwald et Beat Föllmi


La Parole aux étudiants !

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 Julie Widemann

Bye bye !

Dans ce petit article j’aimerais parler de trois éléments importants dans notre formation : la connaissance, la transmission et l’accompagnement. Il me semble qu’il y a d’abord un élément important qui est la transmission d’un savoir, d’une méthode, d’un esprit d’analyse critique, à mon sens bien plus agréable et fructueuse lorsqu’elle est faite par des enseignants passionnés, patients et pédagogues. Si le savoir et celui (ou celle) qui l’enseigne sont primordiaux, il y a aussi les autres étudiants qui nous accompagnent dans notre formation et qui jouent un rôle important. Faire le choix d’études de théologie n’est pas anodin, nous y venons avec ce qui sans doute pour beaucoup nous y pousse : notre foi.

Les cours

Concernant les cours, venant directement d’une terminale scientifique, la transition était pour moi un peu brutale. En première année, je découvrais des matières dont je n’avais jamais entendu parler, des langues dont je ne connaissais ni le vocabulaire ni la grammaire, et je perdais mes matières favorites telles que la physique-chimie, les mathématiques ou les sciences de la vie et de la terre. On passait de réponses exactes à trouver, avec les solutions à la fin du manuel, telles que x=√2 à des devoirs dont le but était de soulever des questions dont on savait que l’on n’avait pas les réponses ! Puis les questions se sont de plus en plus multipliées, on abordait des questions que l’on ne s’était jamais posées : est-ce que Jésus était déjà fils de Dieu avant son baptême, ou encore est-il préexistant comme le mentionne l’évangile selon Jean ? Et on se met à déplacer aussi les questions ! L’important n’est pas de savoir où est passé le corps de Jésus, mais que le tombeau est vide ! On se rend compte que chaque évangile porte le même Évangile différemment et que cette richesse nous permet aussi de nous rendre compte qu’il n’y a pas qu’une seule façon de le comprendre. Cette diversité de compréhension et de foi se retrouve aussi parmi les étudiants de la Faculté.

La foi repensée

Elle permet des débats très intéressants qui peuvent aussi nous transformer. Cette formation pour moi, n’a pas été bénéfique uniquement pour ma culture générale mais m’a aussi permis de profondément réfléchir sur le monde qui nous entoure, notre relation aux autres et notre relation à Dieu. Nous nous rendons compte que bien que ce soit un cursus non-confessionnel, notre foi ne peut être laissée devant la porte de la salle de cours. Je pense qu’il est important d’essayer de prendre du recul pour les débats et d’essayer de se détacher de nos idées pour ne pas prendre des arguments contraires à nos idées pour des arguments attaquant notre personne. Et je pense que c’est aussi ce que j’ai pu apprendre pendant ces cinq années. Je me suis rendue compte que nous avons toujours un arrière-plan propre à notre vécu de foi dans toutes nos interprétations. Mais je pense que ce lien entre théologie et foi ne doit pas être nié. De fait, ma foi se fait toujours interroger par la théologie, mais la théologie se fait toujours apaiser par la foi.

Je pense qu’il est vrai que notre foi peut être transformée par la théologie sans pour autant la mettre en danger. Au contraire, je crois que faire de la théologie c’est aussi prendre au sérieux sa foi, et accepter que tout ne va pas de soi, accepter de la soumettre au questionnement.

 

Questionnements permanents

Cette formation n’est donc pas de tout repos. On ne peut pas fermer son classeur ou éteindre son ordinateur et couper totalement avec ce que l’on a vécu au long de la journée, les questions qui nous ont marqués. Qu’est-ce que signifie la théodicée ? Pourquoi être chrétien ? Pourquoi le baptême et la Ste Cène comme seuls sacrements chez les protestants ? En quoi certains textes de la Bible nous choquent-ils ? Pourquoi tous les chrétiens n’ont-ils pas le même canon biblique ? En quoi une éthique chrétienne est-elle différente d’une éthique humaniste ? Qu’est-ce qu’implique la double prédestination ou l’apocatastase ? …

Bref, nous sommes amenés à nous poser beaucoup de questions, et il est important d’avoir un environnement propice à la réflexion pour que toutes ces questions puissent éclore. Cet environnement se crée par le respect de chacun. Ce qui m’a beaucoup plu lors de ces cinq années c’est cette dimension de débat qui a été favorisée par de nombreux professeurs toujours à l’écoute et suscitant le dialogue, plutôt que voulant imposer une certaine idée ou un certain point de vue notamment en dogmatique ou en éthique. Ce qui m’a aussi beaucoup apporté, c’est la solidarité entre étudiants, malgré nos horizons différents on s’est « portés » les uns les autres au fur et à mesure. Et les petits mots d’encouragements de professeurs lorsque le moral est un peu « dans les chaussettes » ne sont pas négligeables. Cette dimension relationnelle est vraiment une chance dans notre Faculté. Tout dialogue ne s’arrête pas à la sortie de la salle de cours.

En y repensant, ces cinq années de théologie m’ont réellement permis de m’épanouir. Je remercie chaque personne de la Faculté qui contribue à l’ambiance bienveillante qui permet à cette formation de se faire dans de bonnes conditions. Il y a certes, le corps enseignant, mais il y a aussi toutes les bonnes volontés du CFTP, du secrétariat, de la bibliothèque … Et bien sûr tous les étudiants !

Julie Widemann, master 2  Pivoine

Journées portes ouvertes. A noter

Journée "Portes ouvertes" du 11 mars 2017 à la Faculté de Théologie Protestante.

 

La journée "Portes Ouvertes" permet de faire connaître l’ensemble des formations proposées au sein de l’Université de Strasbourg, elle est aussi un moment d’échanges privilégiés avec les étudiants et les enseignants.

Nous tenons d'abord à remercier toutes les personnes qui se sont investies dans la préparation et le déroulement de cette journée, et plus particulièrement les étudiants de Théologie de Protestante

Les étudiants et les enseignants ont mis en place le stand de la Faculté de Théologie Protestante pour cette journée. A partir de 9 heures et durant toute la journée, ils ont assuré l'accueil des visiteurs en leur distribuant le programme de la journée, les brochures concernant les formations dispensées dans la composante ainsi que des sacs "JPO" contenant des documents de présentation de l'Université et ses partenaires.

Une présentation des formations est assurée par des étudiants présents au stand.

En fonction de leur demande, les visiteurs sont orientés soit vers les enseignants pour de plus amples informations concernant les formations dispensées par notre institution soit accompagnés par des étudiants pour des visites guidées comme la Bibliothèque des Théologies et le Palais Universitaire.

Pendant la pause déjeuner l'équipe d'accueil s'est organisée pour assurer une présence permanente au stand.

La journée s'est terminée dans une bonne ambiance grâce à l'implication de tous les acteurs présents: étudiants, enseignants et membres du personnel.

Un grand merci à tous les étudiants présents pour leur investissement et leur inspiration.

Marie-Christine Lergenmüller

 

A noter

La cérémonie de rentrée de la Faculté aura lieu le 3 octobre 2017, à 16h 15. Le professeur Matthieu Arnold donnera la leçon de rentrée sur le thème: Martin Luther et l'éducation.

Dans le prochain numéro de la Newsletter (septembre 2017)

Des nouvelles des JID

Faisons le point sur les Diplômes d'université

Clôture de l'année Luther

Place au théâtre

Les nouveautés de la rentrée

Nouvelles parutions

Colloques de l'année à venir

Personnalia

Patricia Carbiener   

Depuis des années, Patricia Carbiener est en charge du secrétariat du Centre de Formation Théologique et Pratique dirigé par Elisabeth Parmentier. Elle a la lourde charge de faire vivre ce département qui délivre plusieurs diplômes d'université (Pédagogie, Homilétique, Diaconie, Musiciens d'Eglise, Visites et Accompagnement), s'étend en plusieurs antennes (Metz, Sarreguemines, Nancy, Montbéliard, Horbourg), prend en charge aussi le séminaire des pasteurs et l'Ecole théologique du soir, sans compter une partie de son temps de travail consacré à assister la recherche! (ANR)

Quand Mme Noblesse m’a demandé de rédiger quelques lignes … j’ai réfléchi…
La Faculté pour moi… c’est quoi ?
Un lieu de travail certes, un lieu de vie surtout.
Une localisation géographique, le palais universitaire : deux espaces plus précis – le CFTP et l’EA 4378.
Un exercice au quotidien, qui consiste à répondre aux sollicitations.
Du sport parfois – les couloirs du Palais universitaire sont longs...
Des journées à rallonge de temps en temps au vu des tâches multiples et variées.
Une richesse inouïe - des personnes vous font confiance comme les collègues immédiats, les enseignants, les étudiants jeunes et moins jeunes – là il s’agit d’être à la hauteur. 
En tous les cas une aventure tous les jours renouvelée.

Patricia Carbiener


Irremplaçable Patricia !   

Quand vous frappez à sa porte, elle vous accueille toujours avec un grand sourire.
Quand il y a un service à rendre, elle s'en acquitte de suite, sans pour autant le dire.
Quand il y a une personne à accueillir, elle la renseigne et, plus encore, l'écoute.
Quand il y a un colloque à organiser, elle s'en occupe et tout est déjà prêt.
Quand il y a du temps à donner, elle l'offre, sans qu'on puisse le lui rendre.
Quand il y a un voyage à organiser, elle le prépare et tout va sans souci.
Pour le CFTP et toutes ses antennes, elle sait se faire, chaque jour qui passe, fourmi.
Et pour l'équipe d'accueil et tous ses manuscrits, elle œuvre sans relâche
en affectant pourtant la douce légèreté de la cigale qui chante tout l'été.
Des marches du Palais à ses couloirs sans fin, elle croise les uns les autres
et ses pas laissent partout la trace si précieuse du sens du service.
Elle vous dira toujours que celles et ceux qu'elle voit sont d'une grande richesse
et saura retenir ce qu'ils ont de meilleur parce qu'il y a en elle un trésor de bonté
que seul peut dispenser Celui qu'en nos locaux on essaie d'étudier.

Christian Grappe


L'Heure du livre

Dans le cadre de l’Heure du livre, la bibliothèque de théologie a convié, le 2 mai, le public à découvrir une peinture, d'un artiste suisse, Eugène Burnand : Les disciples Pierre et Jean courant au Sépulcre au matin de la Résurrection. Jérôme Cottin et René Heyer, enseignants-chercheurs respectivement de la Faculté de Théologie Protestante et de la Faculté de théologie catholique, ont apporté tour à tour leurs éclaircissements à l’aide de détails agrandis et d’une reproduction grandeur nature de l’œuvre. Le livre n'était pas en reste, puisque Jérôme Cottin est venu présenter son dernier essai, Quand l'art dit la Résurrection. Description du contexte historique, lecture des lettres du peintre, analyse de la lumière, des gestes, des attitudes et des regards : nous regarderons désormais ce tableau d’une manière nouvelle...

Mais nous avons également eu l'honneur de recevoir la pianiste Noriko Yamazaki, qui nous a fait découvrir des pièces religieuses, assez méconnues, de Liszt. En première partie, la virtuosité (Toccata S. 197a), et la mélancolie (Nuages Gris, S. 199) ont été à l'honneur, avant que leur succède la grandeur triomphale de l’Alleluia (S. 183/1). La bibliothèque de théologie tient à remercier Beat Föllmi, Marie-Françoise Juston, et le Service de l’Action Culturelle (SUAC) pour leur aide précieuse.

Quentin Verwaerde

Parutions récentes

Parmi bien d'autres qui vous seront présentées dans la prochaine Newsletter, voici quelques ouvrages rédigés ou édités par les enseignants de la Faculté 

Aux éditions du Cerf 

Joël 3, (2, 28-32), l'effusion de l'Esprit

Joël 3 (2, 28-32 selon la Vulgate) a été médiatisé par la citation qu’en fait Pierre en Actes 2, 17-21, le jour de la Pentecôte, au moment de l’effusion de l’Esprit. Mais, au-delà de cette application pratique à un moment donné, comment les promesses contenues dans ces quelques versets ont-elles été comprises dans l’exégèse juive et dans l’exégèse chrétienne ? Joël vise-t-il un moment particulier de l’histoire ou est-ce une promesse eschatologique ? Le fait que cette promesse nomme enfants et vieillards, esclaves hommes et femmes implique-t-il une conception « démocratique » de cette effusion de l’Esprit ? Quels sont les prodiges qui la précéderont ? Et qui seront les rescapés dont parle le Prophète – les habitants de Jérusalem, les juifs, les croyants, l’ensemble de l’humanité ? Tout au long des siècles, les exégètes chrétiens et juifs ont essayé de répondre à ces questions.

Après avoir rappelé les différentes thèses de l’exégèse actuelle concernant le livre de Joël et la péricope, le volume étudie d’abord l’exégèse rabbinique ancienne, exploitant surtout des textes ressortissant au genre littéraire dumidrash. Puis l’exégèse chrétienne des trois premiers siècles, notamment dans ses aspects polémiques (contre les juifs, contre les hérésies), avec notamment des textes de Justin, d’Irénée et de Tertullien, mais également la réflexion approfondie d’Origène. L’exégèse chrétienne du moyen âge occidental se livre à une approche rigoureuse de la péricope, à travers une étude critique, sémantique, historique, n’oubliant pas de tirer des enseignements au-delà même du contexte précis du texte. L’étude sur les débuts de la Réformation fait la part belle aux partisans des idées évangéliques et à ceux qui veulent élargir la portée du texte à toutes les classes de la société et aux femmes (des textes remarquables d’Argula von Grumbach, Catherine Zell et Ursula Weyda sont notamment analysés).

 

 

Matthieu 5, 28: Soyez parfaits !

Soyez parfaits, comme votre Père est parfait ! Commandement qu’il paraît impossible d’observer, tant la perfection ne semble pas être de ce monde et tant la distance entre le Père et ses créatures est incommensurable ! Le commandement de Lv 19, 2, qui exigeait la sainteté, était-il plus réalisable ? Les exégètes ont été confrontés à cette difficulté et ont trouvé diverses solutions, la plus courante étant celle d’une relativisation. Ce volume est entièrement consacré à l’histoire de l’exégèse de ce verset, des Pères au XVIIe siècle, après un éclairage donné par l’exégèse contemporaine.

 

Aux éditions Fayard

La présente biographie a l’ambition de présenter tout Luther : elle se fonde sur les différents genres littéraires dans lesquels il s’est exprimé et s’attache à ne négliger aucune période de sa vie. Un tel choix semble aller de soi ; pourtant, il n’est généralement pas adopté.

De longue date, nos recherches nous ont amené à mettre en valeur des documents sinon négligés par les biographes de Luther, du moins dépréciés par rapport à ses grands traités et à ses cours : sa correspondance, souvent considérée comme une source d’appoint ; ses petits écrits édifiants rédigés en allemand ; ses catéchismes, ses cantiques et ses prédications ; ses Propos de table – qu’il convient certes de croiser avec d’autres sources mais qui constituent un document inestimable pour situer Luther dans son milieu, à Wittenberg. Lorsqu’on se fonde sur l’ensemble des documents – la très grande majorité est inédite en français –, on découvre un personnage bien plus riche et complexe que le pourfendeur de la papauté ou l’adversaire d’Érasme. Ce n’est pas le polémiste, mais le héraut d’un message réconfortant, diffusé largement par ses écrits populaires en allemand, qui a été lu davantage qu’aucun autre homme de son siècle. Matthieu Arnold

 

Aux éditions Gallimard

 Sur le point de savoir si les quatre-vingt-quinze thèses de Luther sur «la vertu des indulgences» ont bien été affichées à Wittenberg le 31 octobre 1517, tout le monde n’est pas du même avis. Mais ce sur quoi, cinq cents ans plus tard, on peut s’accorder, c’est sur les conséquences de cet affichage réel ou supposé : l’étincelle (probablement) allumée ce jour-là allait bouleverser le paysage religieux, politique, social, intellectuel, littéraire et artistique de l’Europe. 
L’édition des œuvres de Luther dans la Pléiade fait apparaître la diversité de ses écrits, qui reflète celle de ses centres d’intérêt. Le premier volume proposait des textes se rapportant aux débuts du mouvement évangélique. Dans le second, qui regroupe des ouvrages composés entre 1523 et 1546, un nouveau Luther se fait jour. Depuis 1522, il s'est définitivement installé à Wittenberg. Il se consacre à l'enseignement, à la prédication et, de façon incessante, à l’écriture. 
L’établissement dans la durée du mouvement évangélique est loin d’être simple. Les conceptions luthériennes furent contestées de divers côtés. Luther répond aux objections, aux approches spiritualistes ou «enthousiastes» de ses opposants comme à celle des théologiens fidèles à l’Église romaine. Le rapport qu’entretiennent les chrétiens avec l’Ancien Testament fait partie de ses préoccupations. Son attitude à l’égard des juifs devient de plus en plus dure. 
Plus que jamais il se montre attentif aux problèmes socio-politiques. La guerre des Paysans puis les tensions entre les États protestants et l’empereur l’incitent à traiter de la résistance à l’autorité. Il s’inquiète de savoir si un chrétien peut être soldat. Il dit son attachement à une paix laissant libre cours à l’Évangile, tout en concédant aux princes protestants le droit à une légitime défense. Il se prononce aussi sur la menace que font peser les Turcs. 
Le requièrent sans cesse les problèmes liés à l’éducation, voire à la «culture». Son enseignement le conduit à élaborer des séries de thèses qui font l’objet de débats académiques. L’une d’elles expose sa conception de l’homme. Son traité de 1527, Si l’on peut fuir devant la mort, développe des considérations éthiques dans quoi le lecteur du XXIe siècle reconnaîtra parfois ses propres interrogations. 
Luther est enfin poète. Il écrivit trente-six cantiques, dont plusieurs nous sont familiers : Bach les a mis en musique. L’un des plus célèbres, Ein feste Burg ist unser Gott, «C’est une solide forteresse que notre dieu», lui a fourni le texte de sa cantate BWV 80, destinée à la fête de la Réforme 1724 – célébrée, selon l’usage, le 31 octobre. 
Sur les quarante-deux écrits rassemblés dans ce volume, sept ont été traduits du latin, trente-cinq de l’allemand, une langue sur laquelle Luther imprima sa marque, faite de clarté, de simplicité, et de cette verve peu commune qui l'a fait qualifier de «Rabelais allemand». Matthieu Arnold

 

Aux éditions Labor et Fides

Eminent spécialiste de Luther, le professeur Marc Lienhard propose ici une toute nouvelle biographie du célèbre réformateur qui, en plus de retracer sa vie, présente de manière limpide et détaillée ses inspirations théologiques ou philosophiques, ses sources, sa démarche, ses débats avec ses contemporains comme Erasme, sa pensée novatrice, mais également les sujets qui fâchent comme son rapport au pape, au judaïsme ou à la fameuse guerre des paysans. Enfin, Marc Lienhard nous montre l’importance de Luther dans l’histoire ainsi que sa pertinence et son actualité.

 

Des nouvelles de la Chaire Gutenberg

 Matthias Morgenstern

Depuis 2007, la Région Alsace (aujourd'hui Grand-Est) favorise l’accueil d’un chercheur de haut niveau pour une durée d’environ 1 an en confortant ses conditions de recherche.

La chaire Gutenberg 2017 a été attribuée au professeur Matthias Morgenstern (spécialiste en histoire des religions de la faculté de théologie protestante de Tübingen) qui est accueilli par notre faculté. A l’occasion de cette année de jubilée de la Réforme, son projet de recherche porte sur « La Réforme protestante et les Juifs ». Avec l’assistance de Sebastian Molter, embauché sur les fonds de la chaire et également accueilli par la faculté, et en parténariat avec le professeur Annie Noblesse-Rocher, les activités de la chaire Gutenberg se sont concentrées tout d’abord sur un texte du réformateur de Nuremberg, Andreas Osiander (1498–1552) dans lequel celui-ci prend la défense de juifs contre l’accusation de meurtre rituel. Une première traduction française de ce texte, muni d`un commentaire mettant en évidence l’utilisation des sources rabbiniques sera publié en fin d´année chez Labor et Fides à Genève. Les autres travaux de la chaire porteront sur les répercussions sur Martin Luther des travaux des Réformateurs de la région du Rhin supérieur et de Strasbourg, en particulier en matière d’exégèse biblique. Un premier résultat de ces recherches a déjà été publié en allemand : une traduction en allemand moderne du traité anti-juif de Luther « Du Shem Hamephorash et de la généalogie du Christ » (1543). Une traduction française de ce texte est en voie de préparation.

http://www.verlagshaus-roemerweg.de/Berlin_University_Press/Martin_Luther-Matthias_Morgenstern_(Hrsg.)-Martin_Luther_und_die_Kabbala-EAN:9783737413275.html

Une nouvelle Ecole d'été

Notre Faculté compte en son sein depuis cet été une nouvelle école d'été consacrée à la Bible et à sa réception au Moyen âge et à l'époque moderne (ISBIR). Son comité scientifique est animé par Christian Grappe, Gilbert Dahan, Denise Borlée, Wim François (Université de Leuven), Régis Burnet (Université de Louvain) et Annie Noblesse-Rocher. Cette année le thème de recherche était : Les récits de la dernière Cène et leur réception théologique et artistique. Une dizaine d'étudiants ont suivi, du 4 au 6 juillet, les conférences données par Christian Grappe, Denise Borlée, Gilbert Dahan, Beat Föllmi, Remy Valéjo et Annie Noblesse-Rocher, et participé aux ateliers, dans une ambiance studieuse et conviviale. Cette école d'été a reçu le soutien financier de l'IdEX et de l'Ecole Doctorale 270. Cette école se tiendra tous les deux ans en alternance avec l'école d'été consacrée à la littérature apocryphe (ISCAL), dirigée par Ganriella Aragione et Rémi Gounelle). Les conférences seront éditées sous forme de manuel dans la collection "Travaux de la Faculté", en 2018.

Journée d'études

L'objectif des journées d'étude JERMEs (Journées d'Étude et de Réflexion sur les Méthodologies Exégétiques) est l'enrichissement de notre compréhension du texte en mettant en relation différentes approches (présupposés exégétiques, applications méthodologiques et type de résultats). Il s'agit pour cette 4e rencontre de réfléchir ensemble sur un texte : Luc 7,36-50.

À travers les différentes méthodes de nos intervenants, nous avons pu nous questionner sur l'utilisation du langage et les symboles qui y sont utilisés.Nous avons eu une première partie avec la présentation de trois approches différentes. Puis, en seconde partie, une discussion ouverte à partir de thèmes transversaux tirés des trois interventions. (N'hésitez pas à visiter notre site internet jermes.wordpress.com et à "aimer" notre page Facebook pour être maintenu informé.)

Nicolas Brulin

Colloques

Travail social : la recherche d’un second souffle 

Environ 150 personnes, travailleurs sociaux ou bénévoles des institutions de la Fédération de l’Entraide protestante (FEP) étaient réunies, le 1er décembre 2016, à Strasbourg, pour ce colloque co-organisé par la FEP et la Faculté de théologie protestante dans le cadre d’une démarche de « recherche-action ». Car effectivement les travailleurs sociaux, impliqués auprès des enfants et des jeunes, peinent souvent dans leur travail. Leur action est encadrée par mille procédures et dispositifs qui parfois font obstacle à ce qui est le cœur de leur profession, à savoir la relation avec ceux qui leur sont confiés. 

La matinée a permis de mettre en dialogue les travailleurs sociaux – les quatre qui étaient à la tribune, mais aussi de nombreux intervenants dans l’assemblée – avec Mme Brigitte Bourguignon, députée du Pas-de Calais et auteure d’un rapport remarqué sur le travail social, qui a bien pris acte des difficultés de cette implication. L’après-midi était structurée autour des exposés d’un spécialiste du travail social, Guy Hardy, et d’un sociologue, Alain Vulbeau, interpellés par deux enseignants de la Faculté, Frédéric Rognon et l’auteure de ces lignes. En effet, l’enjeu était que la théologie n’apparaisse pas comme un domaine à part, mais comme un outil susceptible d’éclairer les situations et les réflexions.

Quelle place fait-on dans les institutions aux questions existentielles qui traversent nécessairement les enfants et les jeunes, comme leurs éducateurs ? Comment faire pour aider les éducateurs à réinvestir la relation ? Quelles « utopies concrètes », selon la formule employée par Alain Vulbeau, inventer pour ouvrir des brèches dans la morosité de la société ? Comment les religions, souvent perçues aujourd’hui comme une menace, pourraient-elles devenir des ressources ? Toutes ces questions feront l’objet de la poursuite de cette recherche-action. En tous les cas, les participants sont déjà repartis avec un souffle renouvelé.

Isabelle Grellier  


Un colloque à Thessalonique

Inattendu, ce colloque international placé sous l’égide du Patriarcat Oecuménique et qui s’est tenu à l’Université Aristote de Thessalonique du 28 au 30 mars de cette année ! Fruit d’une étroite collaboration entre le département de théologie pastorale et sociale de la Faculté de théologie orthodoxe de Thessalonique, la Faculté de théologie protestante de Kiel, la Faculté de théologie protestante de Strasbourg, la Faculté de théologie catholique de Strasbourg et l’Institut œcuménique de Strasbourg, il annonçait pas moins de 44 conférences réunies sous le thème 1517-2017 : 500 Years of Reformation. Très dense, le programme était subdivisé en 7 parties : les causes de la réforme ; Luther ; les autres réformateurs ; les contacts entre l’église orthodoxe et les réformateurs ; le dialogue luthéro-catholique ; la réforme et la culture européenne ; l’importance de la réforme pour aujourd’hui et pour l’avenir. Les enseignants de notre équipe d’accueil qui ont pris la parole étaient : André Birmelé, Jérôme Cottin, Daniel Gerber, Marc Vial et Madeleine Wieger.

Nous avons été très touchés non seulement par l’accueil qui nous a été réservé, mais également par l’intérêt que nos collègues orthodoxes portent à ce sujet si particulier pour eux. Si les positions prises par les uns et les autres ont été franches, c’est dans un profond respect des différences qu’ont eu lieu les discussions qui s’en sont suivies. Et il était particulièrement intéressant pour nous de découvrir plus avant le regard que l’orthodoxie porte sur le protestantisme et sur le dialogue bilatéral que celui-ci a engagé avec la catholicisme. Pour l’anecdote, nos amis grecs se sont pliés avec une certaine réussite à une exigence inhabituelle, à savoir ne pas dépasser les 20 minutes de temps de parole et respecter l’horaire prévu !

Il y a eu le temps des conférences, il y a eu le temps des pauses et de la convivialité. Chacun de nous a pu apprécier l’hospitalité grecque et échanger, dans ce cadre aux saveurs exquises, d’autres propos que seulement académiques. Des liens se sont noués ou approfondis.

Nous ne pouvons que nous réjouir du partenariat avec le département de théologie pastorale et sociale de la Faculté de théologie orthodoxe de Thessalonique et remercier chaleureusement Christos Filiotis, notre collègue et ami, pour l’énergie qu’il déploie afin d’entretenir ce lien.

Daniel Gerber 

 

Un colloque sur les 95 thèses de Luther à Strasbourg

Matthieu Arnold, Karsten Lehmkühler et Marc Vial ont organisé un important colloque international: «La vie tout entière est pénitence...». „... daß das ganze Leben der Glaubenden eine Buße sei“. Les 95 thèses de Martin Luther. Cette manifestation s'est tenue du 27 au 29 avril dernier à l'Auditorium de la BNU et a réuni quelques-uns des meilleurs spécialistes de Luther, mais également de la théologie et de la spiritualité des XVe et XVIe siècles. Si le colloque a principalement porté sur la pensée du jeune Luther (le développement de sa pensée à partir de 1513, sa conception de la pénitence et des indulgences, etc.), il a aussi éclairé d'un jour nouveau le développement de la théologie médiévale des indulgences, les critiques catholiques dont ces dernières ont fait l'objet et l'un ou l'autre aspect de la pensée des premiers adversaires du Réformateur. Mobilisant essentiellement des historiens, il n'a pas manqué de donner la parole à des systématiciens, qui se sont interrogés sur l'actualité de la théologie de Luther. Les actes du colloque paraîtront dans la collection "Écriture et société" que dirige Matthieu Arnold, aux Presses universitaires de Strasbourg. 

 

Le vent de la Réforme à la BNU: jusqu'au 5 août 

L’exposition Le vent de la Réforme  – Luther 1517  / Der Sturmwind der Reformation – Luther 1517 est présentée à l’occasion du 500e anniversaire des 95 thèses de Martin Luther. Cette exposition est le fruit d'une collaboration entre la BNU, la Faculté de théologie protestante (Université de Strasbourg) et les Archives de Strasbourg, en partenariat avec la Württembergische Landesbibliothek Stuttgart (WLB) et la Bibliothèque nationale de Lettonie (LNB).

Le 31 octobre 1517, Martin Luther adresse à l’archevêque Albert de Mayence 95 thèses (ou propositions) qui battent en brèche des idées reçues considérées comme fondamentales dans l’Église de son temps, et, selon la tradition, les affiche sur la porte de l’église du château de Wittenberg. Au-delà de cette image consacrée par l’historiographie, l’exposition proposée à la BNU interroge en plusieurs chapitres ce fait qui provoque une rupture très forte dans l’Occident chrétien : comment un exposé présenté dans une petite université d’Allemagne centrale par un théologien alors peu connu peut-il avoir transformé la vie religieuse et spirituelle en créant, en l’espace d’une ou deux générations, de nouvelles institutions et en développant une mystique originale ?

 

  Littérature disparue

Cet important colloque qui s'est tenu à l'automne, sous l'égide de Gabriella Aragione, connaîtra bientôt la parution de ses actes, attendus avec impatience par la communauté scientifique

Bibliothèque et secrétariat

Quentin Verwaerde quitte la bibliothèque et Patrice Géhin le secrétariat

Quentin Verwaerde 

Quentin a brillamment réussi le concours de l'Ecole nationale supérieure des sciences de l'information et des bibliothèques. C'est à ce titre qu'il quitte ses fonctions de bibliothécaire pour poursuivre sa formation professionnelle dans cette école. Son séjour parmi nous a été remarqué en raison de ses grandes compétences, d'une convivialité pleine de charme, d'une disponibilité de tous les instants au service d'initiatives qui ont fait rayonner la bibliothèque, comme les Heures du Livre très appréciées. Madame Florence Fleck, bibliothécaire d'Etat, en poste actuellement à la BNU dirigera la bibliothèque à compter du 1er septembre 2017.

Patrice Gehin en charge des finances de notre Faculté, au secrétariat, quitte son poste pour rejoindre la Direction des Affaires Logistiques Intérieures à compter du 1er septembre prochain. Il quittera donc ses fonctions actuelles au 31 août. Nous organiserons en septembre une fête pour le remercier de l'excellent travail qu'il effectue au sein de la Faculté depuis 2010. Nous le regretterons tous! 
Patrice sera remplacé par Isabelle Lavail, qui assure actuellement le suivi administratif de quatre EA (dont l'EA4378) et à qui Audrey Sengelin succédera dès le 1er septembre.
Quant à Antoine Beauvy, qui avait été initialement affecté pour 3 mois à la Faculté dans le cadre d'une reconversion professionnelle, il nous fera le plaisir de continuer à travailler au secrétariat l’année prochaine.