Winter School: Musique et religion. Chanter la parole divine entre l’Antiquité tardive et le Moyen Âge –16-18 décembre

Textes lus, textes chantés : dans le cadre liturgique ou plus simplement communautaire, les écris fondateurs des trois religions monothéistes sont
proférés à haute voix selon une technique qui peut aller du récitatif au chant proprement dit. C’est par exemple le cas des Psaumes dans le judaïsme et dans le christianisme ou de la récitation coranique avec modulation rythmique de la voix chez les fidèles de l’islam. Cette pratique est confiée à des professionnels et produit un rapport particulier au texte sacré aussi bien de la part des chantres que de l’assistance. Entre le IVe et le XIVe
siècle, cette modalité expressive des textessacrés provoque deux réactions opposées. D’une part, des critiques ou des mises en garde sont soulevées : la composante esthétique et la « délectation sensible » de la musique et du chant sont perçues comme des dangers qui menacent la portée spirituelle et proprement religieuse de textes que l’on considère comme divinement inspirés. D’autre part, les théoriciens de la musique sacrée non seulement définissent la qualité de la voix et les compétences techniques requises, mais établissent encore les conditions physiques, morales et spirituelles du ou des chantres, précisément en raison du contenu sacré de leur chant.

Organisation :

Gabriella ARAGIONE: gabriella.aragione@unistra.fr

Michele CUTINO: cutino@unistra.fr

Christophe GUIGNARD: c.guignard[at]unistra.fr

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